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	<title>[Le Site]</title>
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	<description>Le site de Valentin Villenave, musicien et auteur Libre.</description>
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		<title>[Le Site]</title>
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		<title>La meilleure cuisine</title>
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		<dc:date>2015-11-09T13:24:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ces deux m&#233;lodies pour soprano lyrique et piano ont &#233;t&#233; &#233;crites d'apr&#232;s le cycle &lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt; de Leonard Bernstein.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Musique-vocale-" rel="directory"&gt;Musique vocale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces deux m&#233;lodies pour soprano lyrique et piano ont &#233;t&#233; &#233;crites d'apr&#232;s le cycle &lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt; de Leonard Bernstein.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici une partition que j'ai r&#233;dig&#233;e d&#233;but novembre 2015, autant comme une fac&#233;tie que comme une v&#233;ritable exp&#233;rience d'&#233;criture. Elle a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e en public au Th&#233;&#226;tre du Rond-Point le 5 novembre 2015 lors d'une soir&#233;e commune Oulipo/Oumupo, accompagn&#233;e avec un clavier &#233;lectronique et chant&#233;e par moi-m&#234;me. (Je n'&#233;tais pas m&#233;content de mon interpr&#233;tation mais mes coll&#232;gues me firent promettre de ne plus jamais recommencer.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; toutes fins utiles, nous pouvons donc consid&#233;rer que ces pi&#232;ces n'ont pas &#233;t&#233; v&#233;ritablement cr&#233;&#233;es &#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf844&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_844 spip_document spip_documents spip_document_file spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;68&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/meilleure_cuisine.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 237.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La meilleure cuisine
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Licence Art Libre &#169; Valentin Villenave, 2015.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Historique.&lt;/h2&gt;&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Oulipo au Rond-Point&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Depuis la &lt;a href='http://v.villenave.net/OuMuPo-mais-qu-est-ce-donc' class=&#034;spip_in&#034;&gt;fondation&lt;/a&gt; de l'&lt;a href=&#034;http://oumupo.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oumupo&lt;/a&gt; en 2011, nos grands fr&#232;res de l'&lt;a href=&#034;http://oulipo.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oulipo&lt;/a&gt; (ou p&#232;res spirituels, voire grands-p&#232;res puisqu'ils nous devancent d'un bon demi-si&#232;cle) nous invitent de temps &#224; autre &#224; les rejoindre sur sc&#232;ne, nous laissant ainsi profiter de quelques miettes de leur notori&#233;t&#233; &#8212; et nous contribuons en retour &#224; ajouter dans leurs pr&#233;sentations une dimension exp&#233;rimentale et ludique que l'on ne trouve plus gu&#232;re chez beaucoup de leurs membres depuis une trentaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, le 5 novembre 2015, nous avons &#233;t&#233; convi&#233;s (non sans l'avoir plus ou moins qu&#233;mand&#233; nous-m&#234;me, ce qui n'est jamais une position enviable) &#224; prendre part &#224; l'une des soir&#233;es intitul&#233;es &lt;i&gt;Les Cinq coups de l'Oulipo&lt;/i&gt; au Th&#233;&#226;tre du Rond-Point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant le dire : le th&#233;&#226;tre du Rond-Point est, en lui-m&#234;me, une institution m&#233;prisable. Situ&#233; sur les Champs-&#201;lys&#233;es, ce th&#233;&#226;tre semi-priv&#233; se goinfre de subventions publiques tout en pratiquant une politique tarifaire grossi&#232;rement outrageuse ; sous l'impulsion de son directeur Jean-Michel Ribes (autrefois homme de th&#233;&#226;tre spirituel et digne d'estime), cette &#233;norme machine est devenue l'organe de promotion du star-system parisianiste, d'une insupportable m&#233;diocrit&#233; culturelle drap&#233;e de snobisme puant, du microcosme auto-congratulatoire de la gauche-de-droite qui a remplac&#233; toute r&#233;flexion intellectuelle dans les milieux l&#233;gitim&#233;s. Surabondamment m&#233;diatis&#233;, d&#233;fenseur auto-proclam&#233; (&#224; grand cris) de toutes les causes humanitaires &#224; la mode, mis&#233;rablement confort&#233; dans sa posture contestataire de pacotille par les anath&#232;mes insanes de quelques grotesques groupuscules d'extr&#234;me-droite, le th&#233;&#226;tre du Rond-Point n'en est pas moins l'embl&#232;me d&#233;complex&#233; du profond malaise des milieux artistiques dans notre soci&#233;t&#233; : cam&#233;ras et paillettes pour les uns, intermittence, pauvret&#233;, broiement administratif et rel&#233;gation sociale pour tous les autres. (Quand j'y songe, il n'est finalement gu&#232;re &#233;tonnant que le th&#233;&#226;tre ait, plut&#244;t que de s'&#233;quiper d'un piano, choisi d'acheter &#224; prix d'or un grotesque &lt;a href='http://v.villenave.net/Clavinova-mon-ami' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Clavinova&lt;sup&gt;&#174;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; quart-de-queue mod&#232;le grand luxe, avec trois pieds et un car&#233;nage de bois verni noir mais toujours le m&#234;me plastique inf&#226;me pos&#233; sur de grossiers capteurs &#233;lectroniques.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette superficialit&#233; complaisante et abjecte, les soir&#233;es Oulipo au Rond-Point en sont malheureusement l'un des sympt&#244;mes (quoique v&#233;niel) : au contraire des &lt;a href=&#034;http://oulipo.net/jeudis&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lectures&lt;/a&gt; mensuelles &#224; la Biblioth&#232;que nationale, ouvertes &#224; tous, gratuites et dont l'enregistrement est ensuite &lt;a href=&#034;http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/conferences_toutes/i.conferences_theme/s.conferences_oulipo.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publiquement accessible&lt;/a&gt;, le dispositif du Rond-Point est vendu (mensong&#232;rement) comme un spectacle &#224; part enti&#232;re, &#224; 30 euros la place. (Montant dont les interpr&#232;tes ne verront qu'une infime partie ; cela me choquerait toutefois davantage s'il s'agissait l&#224; de v&#233;ritables artistes de sc&#232;ne, plut&#244;t que d'&#233;crivains en situation de crypto-promotion de leurs ouvrages imprim&#233;s.) Au rythme de cinq jours dans la semaine et deux repr&#233;sentations chaque jour, les Oulipiens n'en peuvent mais ; il n'est donc gu&#232;re surprenant qu'on ait besoin de bras &#8212; et en l'occurrence, des n&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on pourra s'&#233;tonner, &#224; juste titre, de ce que mes pr&#233;ventions id&#233;ologiques contre des lieux tels que le Th&#233;&#226;tre du Rond-Point ne m'aient pas emp&#234;ch&#233; d'accourir servilement pour aller faire le saltimbanque sur sc&#232;ne, &#224; titre b&#233;n&#233;vole ou peu s'en faut. Je le referais avec autant d'empressement et d'aussi bon c&#339;ur si l'occasion devait se pr&#233;senter &#224; nouveau (et pour peu que mes &#233;crits sinc&#232;res et sans ambages restent aussi confidentiels que je le suppose) ; c'est qu'il faut, chaque jour, savoir de quel c&#244;t&#233; du manche l'on se trouve &#8212; et je n'en ai que trop conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ontologie du code-barre&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Or donc, nous &#233;tions convi&#233;s &#224; rejoindre les Oulipiens au Th&#233;&#226;tre du Rond-Point &#8212; rejoindre est un bien grand mot, puisque sur sc&#232;ne les torchons oumupiens et les serviettes oulipiennes ne se m&#233;langent pas mais se succ&#232;dent bien distinctement &#8212; et le th&#232;me de la soir&#233;e &#233;tait : les arts de la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avouons-le : je demeure, &#224; ce jour, irr&#233;m&#233;diablement &#233;tranger aux subtilit&#233;s de la haute gastronomie. En mati&#232;re de repas, les perspectives les plus r&#233;jouissantes pour moi restent la pizza ou le &lt;a href='http://v.villenave.net/Chopin-tomate-oignon' class=&#034;spip_in&#034;&gt;kebab&lt;/a&gt;, le poisson se pr&#233;sente dans mon assiette de pr&#233;f&#233;rence sous forme parall&#233;l&#233;pip&#233;dique et pan&#233;e, et je dois lutter chaque semaine pour ne pas donner libre cours &#224; ma passion pour la pomme de terre d&#233;coup&#233;e/reconstitu&#233;e en chips ou en frites. Quant aux liquides, ayant depuis vingt ans r&#233;solument tourn&#233; le dos &#224; ma famille paternelle et aux vignobles du bordelais, je peux d&#233;clarer sans mentir (mais avec une certaine fiert&#233;) n'avoir jamais bu la moindre goutte de vin rouge ou blanc, bi&#232;re ou je ne sais quel spiritueux. Du reste, la notion m&#234;me qu'il existe des alcools &#034;nobles&#034; ou l&#233;gitim&#233;s, et que la qualit&#233; de votre breuvage ou de votre alimentation soit indice de votre rang social, m'agace tr&#232;s fortement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce d&#233;go&#251;t s'en ajoute un autre : celui que m'inspire le syst&#232;me capitaliste en g&#233;n&#233;ral, et le commerce en particulier. En effet, qu'est-ce qu'un commer&#231;ant, sinon quelqu'un dont l'int&#233;r&#234;t est ontologiquement oppos&#233; au v&#244;tre ? Qu'est-ce qu'une &#034;marge&#034; commerciale, sinon le fait de vendre un peu plus cher que n&#233;cessaire ? Certaines formes de commerce sont moins indispensables que d'autres : l'on peut s'efforcer d'aller le moins souvent possible chez le docteur ou le coiffeur &#8212; mais acheter de quoi se nourrir, impossible de s'y soustraire et il faut bien faire face &#224; cette personne dont le gagne-pain d&#233;pend directement de l'all&#232;gement de votre porte-monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut certes arguer, en d&#233;fense du commerce, de la qualit&#233; sup&#233;rieure des produits, des services rendus, du contact ; et de fait, une client&#232;le cons&#233;quente se d&#233;veloppe aujourd'hui autour de cette mythologie (dirait &lt;a href='http://v.villenave.net/00-mythologie-des-Mythologies' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Barthes&lt;/a&gt;) de l'achat en tant qu'acte courageux et militant : je vais au restaurant parce que j'appr&#233;cie la &#034;convivialit&#233;&#034; et la &#034;bonne cuisine&#034; (parlons-en) ; je vais &#224; la boucherie car je suis fier de soutenir le &#034;petit commerce&#034;, je vais au march&#233; car les &#034;producteurs locaux&#034;, c'est tr&#232;s important ; je vais au magasin &#034;bio&#034; et j'ach&#232;te ma nourriture au poids parce que cela aidera &#224; &#034;sauver la plan&#232;te&#034;, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces commerces, pour autant, ne sont pas accessibles au plus grand nombre (quelqu'arguments l'on puisse tenter de construire, quelques sinc&#232;res puissent &#234;tre les efforts d'une poign&#233;e d'acteurs authentiquement g&#233;n&#233;reux) : il s'agit en fait d'une &lt;i&gt;industrie du luxe&lt;/i&gt;. Et, partant, d'un espace de s&#233;gr&#233;gation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons maintenant le contre-exemple parfait : le supermarch&#233;. &#201;norme machine anonyme, voire d&#233;shumanis&#233;e, les produits s'y entassent selon divers degr&#233;s de m&#233;diocrit&#233; : ils ont en commun d'&#234;tre tous fabriqu&#233;s en quantit&#233; industrielle, dans des usines lointaines et intangibles. Ici, nul commer&#231;ant : les seuls &#234;tres humains (vigiles, h&#244;tes de caisse, l'&#233;ventuel bonimenteur pr&#233;sentant mis&#233;rablement l'op&#233;ration promotionnelle du moment) que vous pourrez &#234;tre amen&#233;(e) &#224; croiser &#8212; et encore, dans bien des cas ce n'est m&#234;me plus in&#233;vitable depuis l'apparition de caisses automatis&#233;e&#8212; ne sont pas des adversaires, mais des compagnons d'infortune, prisonniers tout comme vous de la grande roue dent&#233;e. Non que la pression commerciale soit absente (bien au contraire, elle est partout) ; mais elle vient de la machine elle-m&#234;me (&#233;talages, emballages, t&#234;tes de gondole et j'en passe), non d'un &#234;tre humain se tenant devant vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement au restaurant, au march&#233; ou au &#034;petit commerce&#034;, ici chaque produit se r&#233;sume &#224; son code barre, quel que soit son prix ou son degr&#233; de l&#233;gitimation. Et c'est ainsi que, malgr&#233; l'&#233;pouvantable horreur que constitue la fabrication industrielle des denr&#233;es (surtout alimentaires), malgr&#233; les incessantes machinations d&#233;bilisantes concoct&#233;es par des jeanfoutres publicistes pour transformer la population en consommateurs machinaux et zombifi&#233;s, le supermarch&#233; m'appara&#238;t comme un lieu de paix, de tranquillit&#233;, d'&#233;galit&#233;. (C'est aussi, incidemment, le seul endroit o&#249; mes revenus me permettent de m'alimenter.) On peut l'ignorer (mais c'est alors m&#233;conna&#238;tre l'existence enti&#232;re d'une large majorit&#233; de la population) ; on peut le regretter (mais je n'ai que faire des atermoiements s'ils ne conduisent &#224; aucune modification syst&#233;mique, politique et concr&#232;te) &#8212; ou bien l'on peut s'y r&#233;soudre en r&#234;vant vaguement d'un lointain &#034;Grand Soir&#034; o&#249; tout ce qui merde &#224; pleins tubes sera enfin mis &#224; bas. Telle est ma position pour l'instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi ma premi&#232;re contribution &#224; cette soir&#233;e consacr&#233;e &#224; &#034;la table&#034;, fut de bricoler un &lt;a href=&#034;http://git.savannah.gnu.org/cgit/opus-libre.git/tree/scores/oumupo/misc/barcode.ly?h=oumupo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dispositif&lt;/a&gt; permettant de convertir instantan&#233;ment des codes barres (d'emballages alimentaires, par exemple) en partitions musicales ; cela ouvre quelques possibilit&#233;s amusantes, voire int&#233;ressantes (il est possible d'appliquer l'algorithme sur diverses gammes, de faire des duos, de donner &#224; entendre aussi bien les espaces blancs que les barres noires, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; se trouve donc, me demanderez-vous, le rapport avec la pr&#233;sente partition ? J'y viens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Bonne Cuisine&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il m'importait &#233;galement d'aborder de la musique savante, voire pourquoi pas, d'&#233;crire une partition. Mais comment articuler cela autour du th&#232;me impos&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il n'est gu&#232;re difficile de trouver dans le r&#233;pertoire musical des &#339;uvres faisant allusion &#224; la nourriture, de l'&lt;i&gt;Air du Champagne&lt;/i&gt; de Don Giovanni &#224; la &lt;i&gt;Revue de cuisine&lt;/i&gt; de Martin&#367; en passant par la passion de Rossini pour la cuisine. Une de ces partitions, &#224; laquelle je suis attach&#233; depuis longtemps (la soprano mac&#233;donienne Maja Pavlovska, que j'accompagnais de temps &#224; autre lorsque j'&#233;tais adolescent, me l'a fait d&#233;couvrir il y a une bonne quinzaine d'ann&#233;es), est le cycle de m&#233;lodies &lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt; de Bernstein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Bernstein&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leonard Bernstein&lt;/a&gt; (1918-1990) &#233;tait avant tout un tr&#232;s grand chef d'orchestre (inoubliable de par son physique de jeune premier hollywoodien et son humour jamais d&#233;menti) ; son activit&#233; de compositeur n'est connue que par l'&#233;norme succ&#232;s de la com&#233;die musicale &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/West_Side_Story&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;West Side Story&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, co&#233;crite avec Stephen Sondheim auquel j'ai consacr&#233; un essai &lt;a href='http://v.villenave.net/Company-ou-l-echec-du-langage' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici-m&#234;me&lt;/a&gt;. Sans &#234;tre un auteur majeur dans l'&#233;volution des langages et des formes, il n'en reste pas moins un compositeur talentueux et int&#233;ressant, sans doute quelque peu m&#233;pris&#233; par le public savant fran&#231;ais pour certains aspects typiquement am&#233;ricains de son &#233;criture : syncr&#233;tisme des musiques populaires et des langages post-rav&#233;liens, gestes expressifs hollywoodiens, passages un brin superficiels et faciles, pas de rejet de principe des fonctions tonales... Encore faudrait-il, cependant, se garder de lire au premier degr&#233; des pages souvent sous-tendues d'ironie et d'esprit auto-parodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt;, donc, est un cycle de quatre m&#233;lodies pour soprano et piano &#233;crit en 1947 (ou 1948, voire 49 selon les sources), dont le texte &lt;i&gt;en fran&#231;ais&lt;/i&gt; est tir&#233; du &lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110855h&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;livre de recettes&lt;/a&gt; &lt;i&gt;La bonne cuisine fran&#231;aise &#8212; tout ce qui a rapport &#224; la table&lt;/i&gt;, publi&#233; en 1873 par &#201;mile Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en musique et l'harmonisation sont dr&#244;les et savoureuses, dans un langage que l'on pourrait qualifier de &#034;tonal &#233;largi&#034; : des polarit&#233;s affirm&#233;es, des accords identifiables avec souvent des intervalles ajout&#233;s. Les fonctions tonales (dominante, cadence parfaite, encha&#238;nements en quintes) sont toutefois quasiment absentes. Le chant est admirablement bien construit pour des lignes vocales naturelles et expressives (moyennant un rythme et une intonation souvent difficiles), m&#234;me si la r&#233;partition des syllabes trahit le manque de familiarit&#233; de l'auteur avec la prosodie fran&#231;aise : points culminants tombant sur des &#034;e&#034; muets, di&#233;r&#232;ses &#233;tranges, etc. (On trouve le m&#234;me genre de d&#233;fauts dans les &lt;i&gt;M&#233;lodies&lt;/i&gt; op. 36 de Prokofiev sur des po&#232;mes russes de Konstantin Balmont, traduites en fran&#231;ais par le compositeur lui-m&#234;me, ou encore dans les rares &lt;a href=&#034;http://imslp.org/wiki/Oh!_quand_je_dors,_S.282_%28Liszt,_Franz%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;m&#233;lodies en fran&#231;ais&lt;/a&gt; de Liszt &#8212; par contre, les &lt;a href=&#034;http://imslp.org/wiki/Oiseaux,_si_tous_les_ans,_K.307/K.284d_%28Mozart,_Wolfgang_Amadeus%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;m&#233;lodies&lt;/a&gt; en &lt;a href=&#034;http://imslp.org/wiki/Dans_un_bois_solitaire,_K.308/295b_%28Mozart,_Wolfgang_Amadeus%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;fran&#231;ais&lt;/a&gt; de Mozart sont d'une mise en musique irr&#233;prochable.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; relire ce texte pour la premi&#232;re fois depuis plus de quinze ans, ce qui me frappe le plus aujourd'hui est, en fait, la rugosit&#233; de l'&#233;criture : le piano est utilis&#233; de fa&#231;on tr&#232;s percussive, souvent dans des tessitures extr&#234;mes, avec des juxtapositions harmoniques qui rendent l'usage de la p&#233;dale presqu'enti&#232;rement caduque &#8212; on est loin, tr&#232;s loin, de l'&#233;criture de &lt;i&gt;songbook&lt;/i&gt; &#224; l'am&#233;ricaine, melliflue et &#233;tir&#233;e ; on est m&#234;me moins proche de Poulenc que de Prokofiev, voire Schnittke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, la mise en musique de Bernstein ne figure pas dans le domaine public et il serait donc totalement irresponsable de ma part de vous inciter &#224; vous procurer cette partition &lt;a href=&#034;http://www.scorser.ru/view.aspx?id=33985C65EBBC12BDB4664457F6BBE8CB&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur des sites douteux&lt;/a&gt; ou &#224; en &#233;couter des enregistrements ill&#233;galement diffus&#233;s &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/results?search_query=%22la%20bonne%20cuisine%22%20bernstein&amp;oq=&amp;gs_l=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur d'obscures plateformes rien moins que crapuleuses&lt;/a&gt;. Soyons clairs : je vous &lt;i&gt;d&#233;conseille de toutes mes forces&lt;/i&gt; de cliquer sur ces liens, que je ne fais figurer ici que pour mieux vous mettre en garde et vous en d&#233;tourner. L'on ne d&#233;noncera jamais assez haut l'&lt;a href='http://v.villenave.net/Entretiens-d-un-Libriste' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#233;c&#339;urante&lt;/a&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/Quelques-questions-sur-le-Libre-et-leurs-reponses' class=&#034;spip_in&#034;&gt;immoralit&#233;&lt;/a&gt; qu'il y a &#224; oser prendre connaissance &lt;a href='http://v.villenave.net/Mon-ami-le-tout-gratuit' class=&#034;spip_in&#034;&gt;gratuitement&lt;/a&gt; d'une &#339;uvre, condamnant par l&#224; les &lt;a href='http://v.villenave.net/Des-auteurs-malades-de-leur-droit' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pauvres auteurs&lt;/a&gt; &#224; mourir de faim &#8212; et ne venez point m'objecter qu'en l'esp&#232;ce, celui dont nous parlons a cess&#233; d'avoir mal aux dents depuis un bon quart de si&#232;cle. Je vous en conjure : pas de mauvais esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;cidai donc de &#034;r&#233;&#233;crire&#034; &lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt;, sous un angle plus actuel et caustique : en rempla&#231;ant les charmantes et surprenantes recettes de haute gastronomie fran&#231;aise, par la r&#233;alit&#233; de l'alimentation populaire &#224; laquelle ont abouti deux si&#232;cles et demi de capitalisme industriel &#8212; j'entends par l&#224;, la restauration rapide export&#233;e par l'Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sources&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Trouver les ingr&#233;dients exacts et (&#224; peu pr&#232;s) exhaustifs des produits de &lt;i&gt;fast-food&lt;/i&gt; n'est gu&#232;re difficile, encore que (nonobstant l'horripilant buzzword de &#034;transparence&#034; qui contamine la totalit&#233; du champ politique fran&#231;ais, sans rime ni raison), notre territoire semble finalement peu propice &#224; ce genre de d&#233;ballages. C'est sur le site canadien d'une entreprise multinationale de la restauration rapide que l'on trouvera &lt;a href=&#034;http://www1.mcdonalds.ca/NutritionCalculator/IngredientFactsFR.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la liste la plus compl&#232;te d'ingr&#233;dients&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, quelques lointains remous avaient &#233;t&#233; provoqu&#233;s en 2010 &#224; l'occasion d'une &lt;a href=&#034;http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-secrets-du-big-mac-68211&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tribune&lt;/a&gt; post&#233;e par un internaute par ailleurs vaguement sympathisant d'id&#233;es assez r&#233;pugnantes, et de fait, c'est souvent sur des sites de droite obscurantiste non-conceptualis&#233;e (improprement caract&#233;ris&#233;e, de temps &#224; autre, comme &#034;rouge-brun&#034;, ou &#034;conspirationniste&#034;, ou &#034;la&#239;ciste d'extr&#234;me-droite&#034;, ou &#034;dieudonno-soralienne&#034;) que l'on trouve des critiques, volontiers caricaturales, de cette nourriture cens&#233;ment venue d'Am&#233;rique (source, comme on le sait, de la d&#233;cadence de la civilisation blanche). (C'est parfois sur ces m&#234;mes sites immondes que l'on peut lire les anath&#232;mes insanes &#224; l'encontre du Th&#233;&#226;tre du Rond-Point, que j'&#233;voquais plus haut.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe plusieurs bases de donn&#233;es alimentaires, telles que la &lt;a href=&#034;http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;table&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://pro.anses.fr/TableCIQUAL/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ciqual&lt;/a&gt; en France, ou &lt;a href=&#034;http://fr.openfoodfacts.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Open Food Facts&lt;/a&gt; plus globalement. Cependant, c'est sur le site &lt;a href=&#034;http://consoglobe.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;consoglobe.com&lt;/a&gt;, &#034;le magazine de la consommation &#233;thique et g&#233;n&#233;reuse&#034; (celle-l&#224; m&#234;me que je critiquais &#224; l'instant) que se trouvent plusieurs articles d'une qualit&#233; notable, en particulier ces &lt;a href=&#034;http://www.consoglobe.com/substances-cache-big-mac-cg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;deux&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.consoglobe.com/ces-substances-que-nous-cache-coca-cola-cg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comptes-rendus&lt;/a&gt; particuli&#232;rement pertinents pour mener &#224; bien mon petit travail d'&#233;criture. Enfin, j'ai eu recours au &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Alimentarius&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Codex Alimentarius&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; pour trouver les &lt;a href=&#034;http://www.codexalimentarius.org/standards/gsfa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;nominations officielles&lt;/a&gt; des nombreux additifs alimentaires utilis&#233;s ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jargon de la chimie est une arme &#224; double tranchant : un exemple bien connu nous en est fourni par cet excellent &lt;a href=&#034;http://www.dhmo.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;appel &#224; un moratoire sur le monoxyde de dihydrog&#232;ne&lt;/a&gt; (en anglais) qui revient finalement &#224; nous alerter sur les dangers de... l'eau pure. La quantit&#233; et la concentration des mol&#233;cules est un autre facteur trop facile &#224; ignorer : on assiste ainsi, de temps &#224; autre, &#224; des paniques morales autour de la &lt;a href=&#034;http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/coca_pepsi_et_autres_colas_nbsp_ces_ingredients_qu_on_vous_cache&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sence d'alcool dans les sodas sucr&#233;s&lt;/a&gt;, ou d'autre ingr&#233;dients potentiellement canc&#233;rig&#232;nes. Ces dangers, effrayants parce qu'invisibles, nous d&#233;tournent des pr&#233;occupations bien r&#233;elles telles que la quantit&#233; invraisemblable de sucre et de graisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... Ou encore, l'insoutenable parcours des animaux &#233;lev&#233;s et abattus pour fournir la viande &#8212; les bonnes &#226;mes qui s'&#233;baubissent sur la &#034;cruaut&#233;&#034; des rites d'abattement dits &#034;halal&#034;, ignorent b&#233;atement la violence et l'ignominie de &#034;nos&#034; abattoirs bon-chic-bon-genre r&#233;put&#233;s &#034;civilis&#233;s&#034;. (Cette construction culturelle et m&#233;diatique autour de la nourriture halal, opposant d'imaginaires barbaresques mahom&#233;tanes aux gentils-blancs-dou&#233;s-de-compassion, n'est que l'un des faux-semblants qui pourrissent, depuis une trentaine d'ann&#233;es, toute possibilit&#233; de d&#233;bat soci&#233;tal rationnel &#8212; et le plus souvent aux d&#233;pends de la partie de notre population la plus fragilis&#233;e socio&#233;conomiquement, &#224; savoir les familles d'origine africaine ou nord-africaine.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je devais me sentir une &#226;me de militant (ce qui n'est pas vraiment le cas : militer requiert une certaine dose d'espoir), je m'engagerais contre les miroirs aux alouettes et les repoussoirs : tout comme le supermarch&#233; que nous &#233;voquions pr&#233;c&#233;demment, la restauration rapide est un &#233;pouvantail trop commode &#233;pouvantail qui permet &#224; la &#034;bonne soci&#233;t&#233;&#034; de s'&#233;riger &#224; bon compte en mod&#232;le de vertu &#8212; et d'ignorer que c'est pr&#233;cis&#233;ment notre propre mod&#232;le capitaliste (pr&#233;tendument &#034;civilis&#233;&#034;) qui r&#233;duit le citoyen &#224; un consommateur, maintient le peuple dans l'ignorance, l'habitue &#224; se nourrir machinalement d'aliments de mauvaise qualit&#233;, et lui donne pour tout horizon envisageable, pour toute raison d'&#234;tre, de continuer &#224; remplir ses caddies de produits industriels. (Cette critique du capitalisme industriel et de la soci&#233;t&#233; de consommation n'a, je m'empresse de le dire, rien de nouveau ni d'iconoclaste, m&#234;me si les commentateurs des ann&#233;es 1970 n'ont sans doute pas pris la pleine mesure de la composante propagandiste et id&#233;ologique qui, entre marketing rampant et matraquage m&#233;diatique omnipr&#233;sent, persiste &#224; nous vendre &#224; longueur de journ&#233;e ce &#034;nouvel esprit du capitalisme&#034;.)&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Description&lt;/h2&gt;&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : comme toujours, les quelques indications qui suivent ne sont livr&#233;es qu'&#224; titre de curiosit&#233;, et ne sont pas n&#233;cessaires &#224; la compr&#233;hension de la partition !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lodie&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La m&#233;lodie de ces pi&#232;ces est enti&#232;rement fournie par &lt;i&gt;La Bonne Cuisine&lt;/i&gt; de Leonard Bernstein ; mon premier travail fut de recopier toutes les hauteurs, &#224; la suite, de ces quatre pi&#232;ces &#233;crites &#224; la fin des ann&#233;es 1940. Pour ne pas me sentir trop influenc&#233; par l'&#339;uvre d'origine (dont le souvenir restait assez net dans mon &#034;inconscient m&#233;lodique&#034; personnel, m&#234;me en ne l'ayant lue qu'une seule fois &#224; la fin du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle), je choisis d'inverser l'ordre des hauteurs, de la derni&#232;re note &#224; la premi&#232;re, et de me d&#233;barrasser enti&#232;rement du rythme et du d&#233;coupage des phrases. Seule exception : je recopiai les notes li&#233;es comme telles, m'obligeant de ce fait &#224; les prolonger au-del&#224; d'une ou plusieurs barres de mesure, et &#224; tenir des valeurs longues sur certaines syllabes du texte de fa&#231;on parfois inattendue (voir plus bas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type d'exercice permet de d&#233;terminer ce qui &lt;i&gt;fait sens&lt;/i&gt; dans une partition, et conduit &#224; d&#233;couvrir &#8212; m&#234;me sans rythme et en sens r&#233;trograde &#8212; des particularit&#233;s significatives et int&#233;ressantes. Les points culminants restent tout &#224; fait perceptibles, ainsi que les boucles (la fameuse boucle de trois notes du &#034;Plum Pudding&#034; dans le texte de Bernstein est ici quasiment inchang&#233;e) ; de m&#234;me, les suites de notes r&#233;p&#233;t&#233;es (dans &#034;Civet &#224; toute vitesse&#034; : &#034;coup&#233;e en morceaux&#034;, &#034;un peu de sel et de poivre&#034;, &#034;un litre et demi de vin&#034;) invitent &#224; acc&#233;l&#233;rer le d&#233;bit sur une voix monocorde et rythm&#233;e, fa&#231;on mitraillette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, un trait marquant et &#8212; pour moi du moins &#8212; tout &#224; fait inattendu, se trouve dans les progressions harmoniques dict&#233;es par la m&#233;lodie. Alors que j'avais fait le v&#339;u d'oublier enti&#232;rement l'accompagnement de l'&#339;uvre d'origine, et que je m'employais &#224; r&#233;harmoniser le tout en m'appuyant uniquement sur les quelques notes monodiques que j'avais sous les yeux, je remarquai avec surprise que, trois ou quatre fois par page, j'avais tendance &#224; imaginer des encha&#238;nements d'accords plagaux (en quinte descendante, soit l'inverse des encha&#238;nements tonaux habituels en quinte montante). Je n'aurais jamais soup&#231;onn&#233; que la m&#233;lodie puisse &#234;tre &#224; ce point imbriqu&#233;e dans la progression harmonique, et que tenter de s'&#233;loigner des encha&#238;nements les plus &#233;vidents (m&#234;me lorsqu'ils se pr&#233;sentent &#224; l'envers, comme ici), demande un v&#233;ritable effort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Ayant r&#233;uni toutes les notes du corpus de d&#233;part, j'utilisai un compteur automatique pour d&#233;terminer combien de syllabes seraient n&#233;cessaires pour la voix chant&#233;e : le total &#233;tait d'environ 500, la premi&#232;re et la derni&#232;re pi&#232;ce (c'est-&#224;-dire, la derni&#232;re et la premi&#232;re, je ne sais pas si vous me suivez) &#233;tant les plus longues. Il m'apparut rapidement que le plus sage serait de les regrouper deux par deux : rien que la liste des ingr&#233;dients d'un sandwich-hamburger exc&#233;dait, en nombre de syllabes, la longueur dont je disposais. Autre choix que je dus faire &#224; regret : renoncer &#224; terminer par une coda constitu&#233;e uniquement de &#034;E380, E244, E186&#034; etc., comme je l'aurais probablement fait si j'avais &#233;crit la partition moi-m&#234;me et sans contraintes. Il fallait donc se limiter aux d&#233;nominations extensives &#8212; d'o&#249; l'utilit&#233; du Codex Alimentarius. Avec la place &#233;conomis&#233;e, je pus d&#233;tendre un peu plus la prosodie (surtout dans la deuxi&#232;me pi&#232;ce), et inclure quelques allusions &#224; certaines &lt;a href=&#034;http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/25/mcdonald-s-ne-fait-plus-la-loi&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cons&#233;quences&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/17756-et-comment-ca-se-passe-chez-mcdonalds-entretien-avec-gilles-secretaire-general-du-syndicat-cgt-mcdonalds-paris-et-idf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;concr&#232;tes&lt;/a&gt; du mode de &lt;a href=&#034;http://www.reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;production&lt;/a&gt; et de distribution industrielle de ces aliments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une analyse compositionnelle (je parle ici de la composition des aliments, non de l'&#233;criture musicale) &#224; une v&#233;ritable recette, il y a un pas important dont je suis conscient d'ignorer &#224; peu pr&#232;s tout. Je me contentai, pour faire illusion, d'ajouter quelques verbes &#224; l'imp&#233;ratif : &#034;ajoutez&#034;, &#034;&#233;talez&#034;, &#034;faites cuire&#034; etc. &#8212; ma seule r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re, l'in&#233;narrable &lt;i&gt;Je sais cuisiner&lt;/i&gt; de la sombre &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginette_Mathiot&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ginette Mathiot&lt;/a&gt;, n'&#233;tant pas particuli&#232;rement imaginative en la mati&#232;re. (L'on y trouve toutefois une saisissante &#233;vocation de &#034;notre&#034; glorieuse Troisi&#232;me R&#233;publique bourgeoise, colonialiste et phallocrate, temps glorieux o&#249; les domestiques &#233;taient dress&#233;s &#224; la baguette et o&#249; les femmes savaient rester &#224; leur place. Merci Ginette.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces petits mots de liaison constituaient, avec l'ordre de pr&#233;sentation des ingr&#233;dients, deux variables d'ajustement pour rendre le texte agr&#233;able &#224; chanter, autant que possible : la chose la plus pr&#233;cieuse au monde est, bien s&#251;r, la voyelle &#034;A&#034;. Elle permet d'ouvrir la bouche, de d&#233;ployer sa voix, de chanter des aigus ou des graves, bref, de faire ce que l'on veut. La majeure partie de mon travail consista donc ici &#224; rep&#233;rer les A (ou apparent&#233;s : &#034;&#244;&#034;, &#034;an&#034;, &#034;&#232;&#034;) et &#224; les faire co&#239;ncider avec les endroits strat&#233;giques de la ligne m&#233;lodique. Ce travail me fournit des points d'appui, et partant, du rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le choix de mettre en musique ou d'ignorer les &#034;e&#034; muets me permet de cibler plus finement quels passages peuvent s'installer sur quelles notes : c'est ainsi que, dans &#034;acide lactique, sorbique, citrique&#034;, j'escamote discr&#232;tement le dernier &#034;e&#034; muet pour pouvoir profiter ensuite du &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do&lt;/code&gt; aigu sur la premi&#232;re syllabe du mot &#034;napp&#233;&#034;. Comme je l'ai d&#233;j&#224; &lt;a href='http://v.villenave.net/Sweet-suite' class=&#034;spip_in&#034;&gt;montr&#233;&lt;/a&gt;, le fait de ne disposer que d'un stock &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; limit&#233; de notes oblige &#224; &#233;tablir une sorte de &#034;politique &#233;conomique&#034; des hauteurs, &#224; m&#233;nager ses effets et &#224; rester le plus concis possible &#8212; l'exact inverse, en somme, de ce &#224; quoi je me livre sur mon [Site]...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins &#8212; et c'est l&#224; tout l'int&#233;r&#234;t &#8212; que la structure de la ligne m&#233;lodique plaque sur le texte un sens inattendu : si dans certains cas j'ai pu me d&#233;brouiller pour que l'un et l'autre co&#239;ncident (&#034;une grande rasade&#034;), bien souvent un mot ou une syllabe se retrouve charg&#233;e d'une intensit&#233; dramatique surprenante : tel est le cas ici du &#034;jus de citron&#034;, de la &#034;gomme xanthane&#034;, ou de (du ? de la ?) &#034;Neroli&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accompagnement&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;laboration des paroles et leur ad&#233;quation avec la m&#233;lodie m'ayant demand&#233; une demi-journ&#233;e de travail, je consacrai le reste de la journ&#233;e &#224; r&#233;diger l'accompagnement, tout d'abord sous une forme grossi&#232;re : je me contentai de placer des accords (chiffr&#233;s de fa&#231;on &#034;jazz&#034;) sur la m&#233;lodie, en sachant que je serais peut-&#234;tre amen&#233; &#224; m'accompagner moi-m&#234;me et qu'il me serait toujours possible (quoique peu rago&#251;tant), au pire, d'improviser une vague bouillasse &#224; base de succession d'accords r&#233;p&#233;t&#233;s sur un rythme &#233;l&#233;mentaire. (Ces chiffrages d'accords se trouvent encore dans le code source de la partition, m&#234;me s'ils n'apparaissent pas dans le r&#233;sultat imprim&#233;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agissait pas seulement de paresse, mais aussi d'un parti pris esth&#233;tique : nonobstant mon choix de r&#233;harmoniser enti&#232;rement la ligne m&#233;lodique, je voulais faire allusion au langage &#034;tonal &#233;largi&#034; de la premi&#232;re moiti&#233; du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle (celui d'un Ravel ou d'un Poulenc ; l'&#233;criture de Bernstein, nous l'avons vu, pr&#233;sente en fait quelques sp&#233;cificit&#233;s plus rugueuses). De m&#234;me pour le rythme en double croches r&#233;p&#233;t&#233;es de l'accompagnement au piano, sur lequel nous reviendrons dans un instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la paresse s'ajoutait une part de terreur : r&#233;diger une &#034;vraie&#034; partition me ram&#232;ne toujours &#224; l'&#233;ternelle question &#8212; handicapante s'il en est &#8212; de la valeur et de l'originalit&#233; de ce que j'&#233;cris. La meilleure r&#233;ponse que j'aie pu y trouver (la seule, peut-&#234;tre) est d'aborder l'&#233;criture comme un jeu d'esprit, un probl&#232;me &#224; r&#233;soudre plut&#244;t que l'expression de je ne sais quelle libert&#233; cr&#233;atrice d&#233;voilant un hypoth&#233;tique Moi profond. Ayant commenc&#233; &#224; improviser, &#224; l'&#233;crit, un motif &#224; base de quintes justes parall&#232;les, je me surpris &#224; continuer &#224; n'&#233;crire qu'en quintes et &#224; m'interdire tout autre intervalle &#8212; m&#234;me dans les cas &#233;pineux o&#249; l'intervalle de quinte juste &#233;tait absolument incompatible avec le sch&#233;ma harmonique que j'avais pr&#233;alablement &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains accords, tels que l'accord de septi&#232;me majeure (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mi sol si&gt;&lt;/code&gt;) ou l'accord mineur de septi&#232;me (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;&gt;&lt;/code&gt;) peuvent magnifiquement s'orthographier comme une superposition de quintes justes (respectivement &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do sol'&gt; &lt;mi si'&gt;&lt;/code&gt; ou &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do sol'&gt; &lt;mib sib'&gt;&lt;/code&gt;) ; mais comment sugg&#233;rer des accords de triton (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do re fad&gt;&lt;/code&gt;), de quinte augment&#233;e (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mi sold&gt;&lt;/code&gt;), de septi&#232;me diminu&#233;e (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mib fad la&gt;&lt;/code&gt;) etc., uniquement avec des quintes ? Les strat&#233;gies sont limit&#233;es : substitution, &#233;vitement, c&#244;toiement, succession. La substitution consiste &#224; &#034;sugg&#233;rer&#034; l'accord souhait&#233; en faisant entendre un autre accord ; l'&#233;vitement consiste &#224; pr&#233;parer une progression logique et naturelle de fa&#231;on &#224; ce que l'oreille reconstitue d'elle-m&#234;me les informations manquantes (par exemple en jouant &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do r&#233; mi&lt;/code&gt;&#8212;&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;sol la si do&lt;/code&gt; pour sugg&#233;rer la note &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;fa&lt;/code&gt;) ; le c&#244;toiement consiste &#224; taper juste &#224; c&#244;t&#233; en comptant, l&#224; encore, sur l'oreille de l'auditeur pour comprendre vers quoi &lt;i&gt;devrait tendre&lt;/i&gt; la note ; et la succession consiste, lorsqu'on le peut, &#224; jouer la bonne note mais noy&#233;e dans un flot d'autres notes qui permettent de respecter la contrainte. Par exemple pour rendre &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mib fad la&gt;&lt;/code&gt;, dans notre cas o&#249; seules les quintes justes sont autoris&#233;es, l'on fera quelque chose comme &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do sol'&gt; &lt;mib sib'&gt; &lt;re la'&gt; &lt;fad dod'&gt;&lt;/code&gt;, en esp&#233;rant que l'auditeur distinguera, f&#251;t-ce inconsciemment, l'harmonie d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit une n&#233;cessit&#233; de faire entendre beaucoup de notes &#224; un d&#233;bit rapide ; d'o&#249; l'utilit&#233; des formules de piano en double-croches immuables, proc&#233;d&#233; un peu facile que j'avais par exemple utilis&#233; dans mon &lt;a href='http://v.villenave.net/Sardinosaures' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; il y a presque quatre ans, en hommage revendiqu&#233; &#224; l'&#233;criture de Francis Poulenc. Ici toutefois, les doubles croches sont phras&#233;es de diverses fa&#231;ons et avec parfois quelque finesse, un peu comme la partie de piano du magnifique &lt;a href=&#034;http://imslp.org/wiki/St%C3%A4ndchen,_D.920_%28Schubert,_Franz%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Z&#246;gernd leise&#034; D.920&lt;/a&gt; de Franz Schubert, que j'ai eu l'occasion d'accompagner dans mon enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me morceau se pr&#233;sente comme une valse, avec une formule d'accompagnement l&#224; encore fond&#233;e sur des quintes justes, mais autorisant les renversements et les tierces : pour le dire plus simplement, la main droite ne doit jouer que des accords parfaits, dont la fondamentale est une autre note que celle donn&#233;e par la main gauche (par exemple si la main gauche est &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do&lt;/code&gt;, la main droite ne peut pas donner &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mi sol&gt;&lt;/code&gt;). Cette &#233;criture est tr&#232;s exactement celle des c&#233;l&#232;bres &lt;i&gt;Gymnop&#233;dies&lt;/i&gt; d'&#201;rik Satie, &#224; une contrainte suppl&#233;mentaire pr&#232;s : je m'interdis ici de faire entendre deux fois de suite le m&#234;me accord, et si la basse revient sur une note pr&#233;c&#233;demment entendue il faut que l'accord soit diff&#233;rent (l&#224; o&#249; l'&#233;criture de Satie repose au contraire sur la r&#233;p&#233;tition et la circularit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, de nombreux accords sont de fait interdits (alors que j'&#233;tais plut&#244;t content de mon sch&#233;ma harmonique pr&#233;alable). Comme dans la pi&#232;ce pr&#233;c&#233;dente, le plus difficile est de sortir des deux accords qui marchent facilement, &#224; savoir celui de sixte et de septi&#232;me (&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do &lt;la' do mi&gt;&lt;/code&gt; et &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do &lt;mi' sol si&gt;&lt;/code&gt;). Dans le cas pr&#233;sent toutefois, les pianistes de jazz m'ouvrent une voie toute trac&#233;e avec leurs dispositions dites &#034;en triades&#034; (parce qu'apparemment parler d'accord parfait c'est ringard) : plut&#244;t que &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;&lt;do mi sol sib&gt;&lt;/code&gt;, jouer &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt; do &lt;solb' sib reb&gt;&lt;/code&gt; (de fa&#231;on &#224; faire entendre le &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;sib&lt;/code&gt;, ou &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do &lt;mi' sold si&gt;&lt;/code&gt; pour donner &#224; entendre le &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt;). Enfin, cette superposition d'un accord parfait sur une basse souvent enti&#232;rement &#233;trang&#232;re donne un effet de bitonalit&#233; qui n'est pas sans &#233;voquer l'&#233;criture de Maurice Ravel, chez qui le langage tonal &#8212; finalement assez classique et moins sophistiqu&#233; que les encha&#238;nements pr&#233;sents chez Faur&#233; ou m&#234;me Brahms &#8212; est volontiers &#034;truqu&#233;&#034; par des artifices et surcouches harmoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naissance du &#034;contrairechant&#034; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Moins anodine qu'il n'y para&#238;t, cette exp&#233;rience m'a conduit &#224; travailler &#224; l'envers de la d&#233;marche habituelle, dans laquelle l'on part d'un texte existant et l'on s'emploie &#224; le mettre en musique de la fa&#231;on la plus finement taill&#233;e sur-mesure ; elle m'enseigne qu'une ligne m&#233;lodique n'a pas rigoureusement besoin d'&#234;tre en parfaite ad&#233;quation avec le texte, pour faire sens et pour se pr&#234;ter &#224; &#234;tre chant&#233;e de fa&#231;on naturelle et expressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une pr&#233;occupation que l'on peut croiser, par exemple, dans le cas de chansons traduites d'une langue vers une autre ; lorsque le roi singe de Walt Disney chante en fran&#231;ais &#034;je &lt;u&gt;vou&lt;/u&gt;drais de&lt;u&gt;ve&lt;/u&gt;nir &lt;u&gt;un&lt;/u&gt; homme&#034;, les syllabes accentu&#233;es sont absolument aux antipodes du phras&#233; naturel de la langue fran&#231;aise ; et pourtant, des dizaines de milliers d'enfants ont r&#233;p&#233;t&#233; cette chanson &#224; qui mieux mieux depuis des d&#233;cennies &#8212; &#224; tel point que l'on peut se demander si ces asp&#233;rit&#233;s langagi&#232;res ne favorisent pas, au final, l'expressivit&#233; de la chanson et sa propension &#224; &#234;tre m&#233;moris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comble de l'ironie, une m&#233;lodie &#034;mal fichue&#034; parce que traduite ou, comme dans mon cas, retourn&#233;e et plaqu&#233;e sur d'autres paroles, finit par &#234;tre aussi bien, voire &lt;i&gt;mieux&lt;/i&gt; mise en musique... que la partition originale d'un auteur non-francophone comme Leonard Bernstein. (Je parle ici &#233;videmment de correspondance entre le dessin m&#233;lodique/rythmique et les paroles, non de qualit&#233; intrins&#232;que du discours musical.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience semble donc extr&#234;mement int&#233;ressante, et demanderait &#224; &#234;tre pouss&#233;e plus loin, en partant d'autres textes-souche et avec d'autres paroles semi-al&#233;atoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; trouver un nom &#224; cet exercice oumupien. &#034;Contrechant&#034; est &lt;a href=&#034;https://fr.wiktionary.org/wiki/contrechant&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;j&#224; pris&lt;/a&gt; et c'est bien dommage... On pourrait imaginer quelque chose comme &#034;contrairechant&#034;, par exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'accord, d'accord, je vais continuer &#224; chercher.&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Valentin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sardinosaures</title>
		<link>http://v.villenave.net/Sardinosaures</link>
		<guid isPermaLink="true">http://v.villenave.net/Sardinosaures</guid>
		<dc:date>2012-11-12T16:47:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ce recueil de m&#233;lodies pour soprano et piano a &#233;t&#233; &#233;crit sur des textes oulipiens, avec de lourdes contraintes formelles ; il y plane l'ombre d'une certaine tradition de m&#233;lodie fran&#231;aise, et en particulier de Francis Poulenc.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Musique-vocale-" rel="directory"&gt;Musique vocale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce recueil de m&#233;lodies pour soprano et piano a &#233;t&#233; &#233;crit sur des textes oulipiens, avec de lourdes contraintes formelles ; il y plane l'ombre d'une certaine tradition de m&#233;lodie fran&#231;aise, et en particulier de Francis Poulenc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les br&#232;ves m&#233;lodies pour soprano lyrique et piano que je vous pr&#233;sente aujourd'hui ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es en 2012, sur des textes d'Olivier Salon (ainsi qu'un ou deux textes de Jacques Roubaud) extraits &#8212; avec l'autorisation de leurs auteurs &#8212; du livre &lt;i&gt;Sardinosaures &amp; Compagnie&lt;/i&gt;, paru en 2008 aux &#233;ditions Les mille univers.&lt;br class='autobr' /&gt;
[!sommaire]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pi&#232;ces n'ont jamais &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es dans leur int&#233;gralit&#233;. Des extraits en ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s en public le &lt;a href=&#034;http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2012/a.c_120322_oulipo.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jeudi 22 mars 2012&lt;/a&gt; dans le Grand Auditorium de la Biblioth&#232;que Nationale de France, avec notamment Jehanne Carillon et moi-m&#234;me, sans oublier la participation d'Olivier Salon.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_576 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;136&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/sardinosaures.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 403.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sardinosaures, pour soprano et piano
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Valentin Villenave, 2012 (textes de Jacques Roubaud et Olivier Salon, 2008). Licence Art Libre.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf576&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Historique&lt;/h2&gt;&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;C'est apr&#232;s avoir envisag&#233; timidement la &lt;a href='http://v.villenave.net/OuMuPo-mais-qu-est-ce-donc' class=&#034;spip_in&#034;&gt;fondation d'un nouvel Oumupo&lt;/a&gt;, que j'ai eu l'occasion (l'honneur, la chance, la joie sans m&#233;lange) de faire connaissance un peu plus avant avec l'&lt;a href=&#034;http://oulipo.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oulipo&lt;/a&gt; et certains de ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la phrase pr&#233;c&#233;dente vous para&#238;t obscure, c'est normal. Il faut savoir que l'&lt;strong&gt;Ouvroir de Litt&#233;rature Potentielle&lt;/strong&gt; (Oulipo pour les initi&#233;s) est un collectif de recherche litt&#233;raire et formelle qui existe depuis plus de cinquante ans ; ses membres actuels perp&#233;tuent sa d&#233;marche et ses travaux, notamment &#224; l'occasion de pr&#233;sentations publiques mensuelles &#224; la Biblioth&#232;que Nationale (les &#034;&lt;i&gt;jeudis de l'Oulipo&lt;/i&gt;&#034;). L'&#233;quivalent musical de cet ouvroir a exist&#233;, &#224; plusieurs reprises mais sans jamais gu&#232;re d&#233;passer le stade embryonnaire (&#224; l'exception peut-&#234;tre de l'&lt;a href=&#034;http://ousonmupo.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ousonmupo&lt;/a&gt;, qui se concentre davantage sur la musique sous forme de mat&#233;riau sonore).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ma propre pratique de l'&#233;criture musicale &#233;tant sous-tendue de longue date par d'innombrables contraintes (formelles ou autres), il m'a paru int&#233;ressant de donner une nouvelle chance &#224; un collectif de ce genre : ainsi est apparu l'&lt;a href=&#034;http://oumupo.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Oumupo&lt;/a&gt; en 2011. L'initiative rencontra l'int&#233;r&#234;t de quelques Oulipiens (membres de l'Oulipo) et Oulipotes (sympathisants informels de l'Oulipo, j'esp&#232;re que tout le monde suit) &#8212; d'autant que le th&#232;me pr&#233;vu pour l'un des &lt;i&gt;jeudis&lt;/i&gt; de l'Oulipo cette saison-l&#224;, &#233;tait &#8212; je cite &#8212; &#034;&lt;i&gt;Couplains et Reflets&lt;/i&gt;&#034;. Il y allait donc avoir de la chanson dans l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jehanne Carillon, com&#233;dienne proche de l'Oulipo, me proposa donc d'&#233;crire quelques chansons (plut&#244;t dans un style que l'on pourrait qualifier de &#034;vari&#233;t&#233;&#034;), sur des textes de diff&#233;rents auteurs oulipiens. Son projet &#233;tait en fait bien plus ambitieux que cela, et je serai amen&#233; &#224; vous en reparler un de ces jours, mais c'est ainsi que j'ai non seulement d&#233;couvert les &lt;i&gt;Sardinosaures&lt;/i&gt; d'Olivier Salon et Jacques Roubaud... mais &#233;galement fait la connaissance d'Olivier Salon lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'apparut assez rapidement que, si certains textes se pr&#234;taient effectivement bien &#224; l'exercice de la &#034;chanson&#034; (c'est le cas du &lt;i&gt;Baobabouin&lt;/i&gt; que j'inclus en annexe au pr&#233;sent recueil), beaucoup d'autres auraient m&#233;rit&#233; un traitement plus recherch&#233; d'un point de vue musical, au point de devenir de v&#233;ritables &lt;i&gt;m&#233;lodies fran&#231;aises&lt;/i&gt; contemporaines (ou peut-&#234;tre pas tout &#224; fait, j'y reviendrai).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois de f&#233;vrier 2012, je r&#233;digeai &lt;i&gt;l'Okapie&lt;/i&gt;, une petite pi&#232;ce de 45 secondes chrono mais qui me demanda pr&#232;s de dix jours de travail ; quelques semaines plus tard je r&#233;digeai &lt;i&gt;l'Escargo&#233;land&lt;/i&gt; qui ne fait que deux lignes ; suivirent (bien plus laborieusement) &lt;i&gt;le Kiwistititi&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;la Tortulipe&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Cachalotarie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ces textes-l&#224; ? Certainement pour une question de go&#251;t ; par exemple, j'ai ainsi remarqu&#233; r&#233;cemment que mon obsession d'universalit&#233; (parfaitement vaine et vaniteuse, je m'empresse de le reconna&#238;tre) me poussait &#224; fuir tout po&#232;me qui contient des noms propres, car cela me donne l'impression de quelque chose d'anecdotique et superficiel. (Cette id&#233;e fixe est heureusement inop&#233;rante dans la plupart des &lt;i&gt;Sardinosaures&lt;/i&gt;, on notera tout au plus la pr&#233;sence de &#034;Vladivostok&#034; dans &lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;, mais ce n'est pas l'essentiel du texte... Cependant c'est la raison pour laquelle je me suis, par exemple, d&#233;tourn&#233; du &lt;i&gt;Taurossignol&lt;/i&gt; cit&#233; sur la page de l'Oulipo pr&#233;cit&#233;e.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal probl&#232;me que pose la mise en musique d'un texte &#8212; et la raison pour laquelle la plupart du th&#233;&#226;tre, et m&#234;me de la po&#233;sie, sont d&#233;sol&#233;ment impropres &#224; toute adaptation musicale fid&#232;le &#8212;, n'est souvent ni la m&#233;trique ni les sonorit&#233;s, mais tout b&#234;tement... la &lt;u&gt;quantit&#233;&lt;/u&gt; de mots et de syllabes. Il faut soit que le texte soit extr&#234;mement court (c'est ici le cas d'&lt;i&gt;Escargo&#233;land&lt;/i&gt;), soit qu'il autorise un d&#233;bit extr&#234;ment rapide (ce qui est &#233;videmment le ressort d'&lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;), soit enfin qu'il soit suffisamment &lt;i&gt;dramatis&#233;&lt;/i&gt; pour constituer une sorte d'op&#233;ra en un acte &#224; lui tout seul (ce que nous obtenons ici, d'une certaine fa&#231;on, avec &lt;i&gt;Cachalotarie&lt;/i&gt; qui ouvre le cycle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions de m&#233;trique et de qualit&#233; d'&#233;criture ne viennent que tr&#232;s loin apr&#232;s... M&#234;me si elles sont alors d'une importance critique &#8212; particuli&#232;rement lorsque la n&#233;vropathologie du compositeur le pousse &#224; attacher de tr&#232;s lourdes contraintes au syllabisme du texte, mais nous y reviendrons.&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Description&lt;/h2&gt;&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : comme toujours, les quelques indications qui suivent ne sont livr&#233;es qu'&#224; titre de curiosit&#233;, et ne sont pas n&#233;cessaires &#224; la compr&#233;hension de la partition !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un Sardinosaure ? Le site de l'Oulipo nous en &lt;a href=&#034;http://www.oulipo.net/contraintes/docs/sardinosaure&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;propose une d&#233;finition&lt;/a&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;On commence par penser &#224; deux animaux tels que la derni&#232;re syllabe de l'un soit la premi&#232;re de l'autre, comme gazelle et &#233;l&#233;phant, ou bien taureau et rossignol, ou encore okapi et pigeon. On r&#233;unit alors les deux mots, ce qui fournit dans nos exemples la gazell&#233;phant, ou bien le taurossignol, ou encore l'okapigeon. Les animaux ainsi con&#231;us sont appel&#233;s de fa&#231;on g&#233;n&#233;rique des Sardinosaures, du nom du premier de cette famille, invent&#233; par Jacques Roubaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;crit alors un court texte d&#233;crivant l'animal chim&#233;rique, en s'inspirant des particularit&#233;s des deux parents de la chim&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc de textes animaliers, un peu fantaisistes (plusieurs sardinosaures feraient d'excellentes r&#233;citations pour les &#233;coliers !), en prose ou en vers plus ou moins libres, aussi bien narratifs que descriptifs. En d'autres termes, l'exercice du sardinosaure ne dicte aucune rigueur formelle en lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;table&#034;&gt;&lt;/a&gt;Eu &#233;gard &#224; la longueur de ce qui suit, vous pouvez acc&#233;der directement aux sections suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#un&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Cachalotarie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#deux&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Kiwistiti&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#trois&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Tortulipe&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#quatre&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Escargo&#233;land&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#cinq&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Okapie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#six&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Annexe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Cachalotarie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cachalotarie est la derni&#232;re pi&#232;ce que j'ai r&#233;dig&#233;e dans ce recueil &#8212; et, probablement, celle dont je suis le moins satisfait (mais n'anticipons pas). Il ouvre le cycle de mani&#232;re tr&#232;s pos&#233;e (et tonale qui plus est) ; de plus je trouvais amusant de pr&#233;senter ce petit recueil de ma composition en laissant entendre d&#232;s la premi&#232;re phrase qu'il est... &#034;&lt;i&gt;d'excellente composition&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette pi&#232;ce, je crois, que se fait le plus sentir mon grave handicap : je suis &lt;i&gt;intoxiqu&#233;&lt;/i&gt; de m&#233;lodies fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah oui, cela n&#233;cessite une parenth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petite parenth&#232;se : le lourd h&#233;ritage de la m&#233;lodie fran&#231;aise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'une m&#233;lodie fran&#231;aise ? Comme je l'avais &lt;a href='http://v.villenave.net/Trois-poemes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;indiqu&#233; pr&#233;c&#233;demment&lt;/a&gt;, c'est un genre un peu surann&#233;, pr&#233;cieux et inoffensif, destin&#233; &#224; la bonne soci&#233;t&#233; o&#249; l'on susurre au coin du piano, surtout sans sortir du cadre. Le &#034;bon go&#251;t fran&#231;ais&#034; (autoproclam&#233;) nous a l&#233;gu&#233;, en la mati&#232;re, d'&#233;minentes tartouilles kitchissimes estampill&#233;es Massenet, Chabrier, Gounod, Delibes, Koechlin, Duparc, Durey, Chausson, Caplet, Hahn, Roussel, Sauguet et j'en passe (ce qui, entre nous soit dit, est m&#233;chant pour les quelques &lt;i&gt;vrais&lt;/i&gt; compositeurs qui se trouvent malgr&#233; eux dans cette &#233;num&#233;ration). Auxquels s'ajoutent, &#233;videmment, les superstars : Faur&#233;, Debussy, Ravel (tr&#232;s peu) et surtout, surtout, Francis Poulenc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;pertoire, je l'ai accompagn&#233; tant et plus (je l'ai m&#234;me chant&#233;, puisque mon cursus de formation musicale m'a amen&#233; &#224; apprendre par c&#339;ur tout un gros recueil de Poulenc). Et aujourd'hui :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M'en&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suis-je amen&#233; &#224; lire une phrase en fran&#231;ais ? Imm&#233;diatement, mon &#034;moteur &#224; Poulenc&#034; se met en route. Je me dois d'indiquer, &#224; ma d&#233;charge, que si ce r&#233;flexe existe, c'est aussi et avant tout... parce que &lt;i&gt;la m&#233;lodie fran&#231;aise est une &lt;u&gt;excellente&lt;/u&gt; mani&#232;re de mettre en musique la langue fran&#231;aise&lt;/i&gt;. L'&#233;criture vocale de Francis Poulenc, tant en mati&#232;re de prosodie que de dramaturgie et d'expressivit&#233; (sans parler du confort de l'interpr&#232;te), reste &#224; mon sens ind&#233;pass&#233;e, sinon ind&#233;passable. (Et fait, encore aujourd'hui, le bonheur de la quasi-totalit&#233; des chanteurs et chanteuses francophones.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parle ici de Poulenc parce qu'il est sans doute le dernier grand M&#233;lodiste fran&#231;ais, mais presque autant pourrait &#234;tre dit du legs de Gabriel Faur&#233; (d'une &#233;vidence et d'une expressivit&#233; jamais d&#233;mentie). Tout au plus Poulenc apporte-t-il sa touche humoristique dont je me sens, &#224; titre personnel, plus proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; en &#233;tions-nous ? Ah oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Cachalotarie (suite)&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;un&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or donc, mon &#034;moteur &#224; Poulenc&#034; s'&#233;tait mis en route d&#232;s la premi&#232;re lecture du texte, et suivant toute logique, produisait... du Poulenc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_573 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH63/toto-preview-8-d0958.png?1772317555' width='500' height='63' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici, par exemple, les paroles de &lt;i&gt;Cachalotarie&lt;/i&gt; superpos&#233;es sur le &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/results?search_query=poulenc%201904&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;1904&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Poulenc : la ressemblance est frappante. (Autant pourrait &#234;tre dit de la fin du texte avec celle de &lt;i&gt;Avant le cin&#233;ma&lt;/i&gt;, du m&#234;me cycle de Poulenc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir essay&#233; pendant deux mois de me forcer &#224; aller dans une autre direction, je finis par me rendre &#224; l'&#233;vidence : &lt;i&gt;ceci&lt;/i&gt; &#233;tait ce que j'avais envie d'&#233;crire. D&#233;j&#224; archi-vu et revu, us&#233; jusqu'&#224; la corde ; tant pis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail prit donc un aspect nouveau : il s'agissait de &lt;i&gt;faire entrer&lt;/i&gt; ce discours musical d&#233;j&#224; pr&#233;-existant (quoiqu'int&#233;rioris&#233;), dans les contraintes formelles que je me fixais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, puisqu'il semblait que j'&#233;tais condamn&#233; &#224; &#233;crire de fa&#231;on tonale, j'ai tent&#233; de pervertir le syst&#232;me en modulant fr&#233;quemment, par chromatisme : les deux premi&#232;res mesures sont en &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;sol&lt;/code&gt; mineur, les deux suivantes en &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;fa&lt;/code&gt; di&#232;se, et ainsi de suite &#8212; les notes &#233;trang&#232;res &#233;tant &#233;videmment interdites. Par la suite, ce dispositif s'acc&#233;l&#232;re et se complexifie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout l'int&#233;r&#234;t &#233;tant, autant que possible, d'aller &#224; l'encontre de ce mouvement chromatique d'ensemble : ainsi, l'on peut faire entendre le premier degr&#233; de la tonalit&#233; de &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;sol&lt;/code&gt;, puis le second degr&#233; de la tonalit&#233; de &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;fa&lt;/code&gt; di&#232;se, puis le troisi&#232;me degr&#233; de celle de &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;fa&lt;/code&gt; naturel, etc. Ainsi, l'impression d'ensemble est celle d'un mouvement &lt;i&gt;ascendant&lt;/i&gt;, alors que les fondations harmoniques r&#233;elles &lt;i&gt;descendent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ces contraintes, j'ai &#233;galement employ&#233; des contraintes de r&#233;partition m&#233;lodique : chaque phrase du chant doit faire entendre les douze notes de la gamme, chaque mesure du piano doit faire entendre les sept notes de la gamme courante, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en ressort &#8212; je pense &#8212; une m&#233;lodie assez d&#233;liquescente, terriblement difficile &#224; apprivoiser pour l'interpr&#232;te et qui &#233;voque certainement l'h&#233;ritage de m&#233;lodie fran&#231;aise que j'&#233;voquais plus haut, tout en donnant l'impression de lui &#233;chapper constamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Kiwistiti&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;deux&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mars 2012. Conversation entre moi et moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Bon, tu as &#233;crit &lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;, tu y as consacr&#233; dix jours. C'est bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Euh, oui si l'on veut. Dix jours pour quarante secondes de musique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Tu vas la publier, au moins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; M&#234;me pas s&#251;r. Publier des fragments isol&#233;s comme &#231;a, mon site a beau &#234;tre disloqu&#233; de partout, c'est quand m&#234;me assez path&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Alors, tu n'as plus qu'&#224; faire un &lt;i&gt;cycle&lt;/i&gt; de m&#233;lodies. Suffit d'en &#233;crire trois ou quatre autres, pouf pouf, le tour est jou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Certes. Je pourrais piocher d'autres &#034;sardinosaures&#034;, Olivier Salon m'en a envoy&#233; un stock...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Tiens, par exemple, celui-l&#224;, &lt;i&gt;Le Kiwistiti&lt;/i&gt;, &#231;a pourrait &#234;tre amusant &#224; faire non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ah oui, pas mal. Je vois d&#233;j&#224; l'affaire : une succession de double-croches ininterrompues, tr&#232;s staccato et brillantes ; je vois d&#233;j&#224; le d&#233;but d'une m&#233;lodie :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_574 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L323xH70/toto-preview-9-01944.png?1772312396' width='323' height='70' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Euh, tout doux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Pardon ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; D'abord, ta m&#233;lodie, elle est franchement pourrie. Ensuite &#034;une succession de double-croches ininterrompues, tr&#232;s staccato et brillantes&#034;, c'est &lt;i&gt;&#231;a&lt;/i&gt; le projet de ta pi&#232;ce ? C'est exactement ce que tu viens de faire avec &lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;, tu nous prends pour des truffes ou quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ah zut, oui c'est vrai... Je pourrais peut-&#234;tre trouver une excuse, genre une tonalit&#233; diff&#233;rente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Pas une tonalit&#233;, une &lt;i&gt;contrainte&lt;/i&gt;. Et vu ce que tu t'es autoris&#233; dans &lt;i&gt;Okapie&lt;/i&gt;, tu as int&#233;r&#234;t &#224; nous la faire &lt;i&gt;lourde&lt;/i&gt;, ta contrainte. Pas juste un petit gadget du genre &#034;je mets un di&#232;se &#224; la cl&#233; et je compte mes mesures&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Bon. Voyons-voir. Je remarque que dans le texte il y a souvent la syllabe &#034;si&#034;. On pourrait dire que tous les &#034;si&#034; doivent tomber sur des &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt; ? (Si tu me suis.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; C'est un d&#233;but... Mais &#231;a ne suffit pas. Il faut que la note &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt; ne soit employ&#233;e &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; avec la syllabe &#034;si&#034;. Et puis, pareil pour toutes les autres notes qui apparaissent dans le texte : &#034;il a &lt;i&gt;r&#233;&lt;/i&gt;ussi&#034;, &#034;dans le &lt;i&gt;Mi&lt;/i&gt;di&#034;, &#034;provient &lt;i&gt;d'Au&lt;/i&gt;stralie&#034;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ce qui veut dire que &#231;a m'interdirait de fait l'emploi des notes (euh...) &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;do&lt;/code&gt;, &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;r&#233;&lt;/code&gt;, &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt;, &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;la&lt;/code&gt; et &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt;, &lt;i&gt;sauf&lt;/i&gt; quand elles apparaissent sous forme de syllabes dans le texte. Ah ouais, c'est quand m&#234;me sacr&#233;ment contraignant : &#231;a fait presque toutes les touches blanches du piano...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ah oui tiens, bonne id&#233;e : tant qu'on y est, on n'a qu'&#224; dire que tu n'auras droit qu'aux touches &lt;i&gt;noires&lt;/i&gt; du piano (tu peux &#233;crire &#231;a en si majeur ou en mi b&#233;mol mineur, je m'en fiche)... sauf quand le texte te permet d'utiliser une touche blanche, c'est-&#224;-dire tr&#232;s rarement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Argg. Et le piano ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Eh bien le piano, il n'a qu'&#224; faire l'inverse : il n'aura droit d'utiliser &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; les notes donn&#233;es par les syllabes du texte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Donc aucune touche noire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; ... Laisse-moi finir : &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; les notes donn&#233;es &lt;u&gt;imm&#233;diatement&lt;/u&gt; par les syllabes du texte. Donc non seulement aucune touche noire, mais presque aucune autre note que le &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt; (et quelques autres &#224; l'occasion).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Argg (derechef). Donc en gros, la partition du piano va se r&#233;sumer &#224; une collection de &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt; aigus et graves, p&#234;le-m&#234;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Euh, &#224; ce sujet : tu ne vas pas rester sans contraintes en ce qui concerne la tessiture, tout de m&#234;me ? Je serais toi, je d&#233;couperais le morceau en, mettons quatorze sections de trois mesures (&#231;a fait &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;42&lt;/code&gt; mesures, ton nombre f&#233;tiche), et je bloquerais une tessiture donn&#233;e pour chaque section : d'abord une seule octave, puis deux, puis trois,... puis on restreint &#224; nouveau, mais dans l'aigu et non dans le grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ah d'ailleurs &#231;a tombe bien : je &lt;i&gt;suis&lt;/i&gt; toi. Allez, au boulot !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Tortulipe&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;trois&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;Tortulipe&lt;/i&gt; est r&#233;dig&#233;e dans des mesures &#224; sept temps (ce qui convient bien pour des octosyllabes), o&#249; l'&#233;criture du piano suit une d&#233;marche combinatoire immuable. Le chant, pour sa part, observe des contraintes de sym&#233;trie et de parit&#233; chromatiques mais &#8212; expressivit&#233; oblige &#8212; nettement moins rigoureuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept temps, c'est quatre notes pour descendre puis trois pour remonter (suivant que l'on consid&#232;re la main droite ou la main gauche). Or pour aller d'un bout &#224; l'autre de l'octave (octave que j'ai ici polaris&#233;e sur &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;si&lt;/code&gt; b&#233;mol, note compl&#233;mentaire du &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt; qui sera central dans les deux pi&#232;ces suivantes), c'est-&#224;-dire un total de &lt;i&gt;12&lt;/i&gt; demi-tons, il existe &lt;i&gt;cinq&lt;/i&gt; combinaisons sym&#233;triques :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idce38_c0'&gt;en trois notes&lt;/th&gt;&lt;th id='idce38_c1'&gt;en quatre notes&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idce38_c0'&gt;1 - 10 - 1&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idce38_c1'&gt;1 - 5 - 5 - 1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idce38_c0'&gt;2 - 8 - 2&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idce38_c1'&gt;2 - 4 - 4 - 2&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idce38_c0'&gt;3 - 6 - 3&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idce38_c1'&gt;3 - 3 - 3 - 3&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idce38_c0'&gt;4 - 4 - 4&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idce38_c1'&gt;4 - 2 - 2 - 4&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idce38_c0'&gt;5 - 2 - 5&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idce38_c1'&gt;5 - 2 - 2 - 5&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;L'on en concluera qu'il existe en tout &lt;i&gt;25&lt;/i&gt; mesures &#224; sept temps possibles, soit cinq possibilit&#233;s pour monter puis cinq possibilit&#233;s pour redescendre : l'on pourrait exprimer ces possibilit&#233;s dans un plus grand tableau de cinq rang&#233;es et cinq colonnes &#8212; autant dire, un &#034;damier&#034; de cinq cases par cinq. Et c'est ce damier qu'explorent ici la main droite et la main gauche, en accomplissant chacune dans un sens diff&#233;rent le parcours d'un cavalier de jeu d'&#233;checs &#8212; suivant la figure suivante obligeamment fournie par mon excellent coll&#232;gue oulipote &lt;a href=&#034;http://www.gef.free.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gilles Esposito-Far&#232;se&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L127xH127/cavalier5x5-5c48b359-7c53a.gif?1772312396' width='127' height='127' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout comme dans &lt;i&gt;La Vie mode d'emploi&lt;/i&gt; de Georges Perec, le damier est ici incomplet puisque la derni&#232;re mesure est &lt;i&gt;tacet&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Escargo&#233;land&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;quatre&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait le faire, ce fut fait. Voici une m&#233;lodie sur une seule note &#8212; mais ce n'est pas tout. Le piano n'est &#233;crit que sur les touches blanches, et les deux mains du piano sont en homorythmie et en exact miroir intervallique l'une de l'autre (au diatonisme pr&#232;s), avec pour exact miroir le &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt; du chant, qui n'est d'ailleurs pas donn&#233; au piano (&lt;i&gt;liponote&lt;/i&gt;). Les mesures sont &#224; cinq temps (dict&#233;s par les pentasyllabes du texte), et il y a tr&#232;s exactement un vers par mesure. Le chant n'emploie que des croches et des noires, avec plusieurs effets de r&#233;trogradation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monotonie (au sens propre) de l'&#233;criture vocale est mim&#233;tique du texte : elle d&#233;crit, tr&#232;s lin&#233;airement, la trajectoire de cet escargot que &#034;ses ailes de g&#233;ant emp&#234;chent de ramper&#034;. En ce sens, il y a l&#224; quelque chose d'assez proche de certaines m&#233;lodies du &lt;i&gt;Bestiaire&lt;/i&gt; de Francis Poulenc, dont l'&#233;criture du piano est tr&#232;s descriptive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s bref (heureusement), pas d&#233;plaisant mais gu&#232;re excitant non plus. Et puis, &#231;a sonne un peu comme du Stravinsky &#8212; celui des &lt;i&gt;Cinq doigts&lt;/i&gt;, par exemple. (J'avais d'ailleurs utilis&#233; un peu le m&#234;me style d'&#233;criture dans mon op&#233;ra &lt;i&gt;Affaire &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt;, acte I sc&#232;ne 1 bis, lorsque le Roi dit : &#034;J'&#233;tudie un vaste plan de possibilit&#233;s&#034; &#8212; l&#224; encore, sur un &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt; monocorde.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Okapie&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;cinq&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Un enregistrement de cette pi&#232;ce, pr&#233;sent&#233; par Olivier Salon, se trouve sur le &lt;a href=&#034;http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2012/a.c_120322_oulipo.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de la BnF&lt;/a&gt; &#8212; &lt;a href=&#034;http://multimedia.bnf.fr/conferences/120322_oulipo.mp4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; sans Flash] &#8212;, &#224; partir de la 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; minute.)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re pi&#232;ce est la plus br&#232;ve, mais aussi (sans doute) la plus &#233;prouvante (particuli&#232;rement pour le pianiste). Lors d'une r&#233;p&#233;tition chez Olivier Salon en f&#233;vrier 2012, je m'&#233;tais assis &#224; son piano et j'avais vaguement improvis&#233; un d&#233;marrage possible pour ce morceau, tr&#232;s nettement pomp&#233; sur Francis Poulenc (&#034;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=HCg-x_bO820&amp;t=5m3s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Th&#233;r&#232;se, Th&#233;r&#232;se&lt;/a&gt;&#034;), avec un accompagnement en double-croches r&#233;p&#233;t&#233;es faites d'accords mineurs se succ&#233;dant en tritons. De retour chez moi, j'essayai de d&#233;velopper cette id&#233;e dans une voie moins facile et plus riche harmoniquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les contraintes sont certainement moins perceptibles dans cette pi&#232;ce que dans les pr&#233;c&#233;dentes, elles sont aussi plus sophistiqu&#233;es. La pi&#232;ce se structure en deux mondes musicaux clairement marqu&#233;s : d'un c&#244;t&#233; un syst&#232;me combinatoire assez froid, proche du total chromatisme (j'y reviens), d'un autre c&#244;t&#233; des gestes ouvertement poulencquiens, identifi&#233;s en particulier par des accords mineurs avec neuvi&#232;me ajout&#233;e et de faux encha&#238;nements II - V - I o&#249; l'on tape volontairement &#034;&#224; c&#244;t&#233;&#034;, un demi-ton trop haut ou trop bas. On notera &#233;galement la pr&#233;sence de &#034;pseudo-spectres&#034; qui sont, depuis une dizaine d'ann&#233;es, la signature de mon &#233;criture harmonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le motif principal de la pi&#232;ce, ces &#034;pseudo-spectres&#034; d&#233;bouchent, comme souvent, sur des &#233;chelles bi-octaviantes &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;1 - 2 - 3 - 2 - 1&lt;/code&gt;, qui ouvrent la voie &#224; du total-chromatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une large partie de la pi&#232;ce repose sur l'emploi du mode &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;1 - 3 - 1 - 3&lt;/code&gt;, dont je ne suis certes pas l'inventeur (on le trouve m&#234;me chez Rachmaninov) mais que j'emploie fr&#233;quemment. Ce mode de six notes est compl&#233;t&#233; par sa transposition &#224; la seconde, qui donne les six autres notes du temp&#233;rament. Or dans cette pi&#232;ce, j'ai pris un malin plaisir, non seulement &#224; faire se succ&#233;der les modes tr&#232;s rapidement, mais &#224; ne jamais donner l'un de ces modes sans donner &lt;i&gt;en m&#234;me temps&lt;/i&gt; son mode compl&#233;mentaire &#8212; c'est ce qui cr&#233;e, notamment, le sentiment de d&#233;calage entre le chant et le piano et met la chanteuse, si je puis dire, &#034;en apesanteur&#034;. (J'avais utilis&#233; le m&#234;me principe, quoiqu'&#224; un degr&#233; moins extr&#234;me, &#224; la fin de l'acte I de mon premier op&#233;ra, dans la sc&#232;ne entre le Docteur et l'&#201;tranger.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif me permet donc une grande richesse harmonique (en faisant syst&#233;matiquement entendre les douze notes du temp&#233;rament), tout en gardant une sensation de polarisation (f&#251;t-elle, par moments, multiple) : la pi&#232;ce est clairement, du d&#233;but &#224; la fin, &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;mi&lt;/code&gt; (&#224; d&#233;faut d'&#234;tre vraiment &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; mi, mineur ou majeur). C'est &#233;galement ce qui permet &#224; la chanteuse de se garder un point de rep&#232;re fixe dans le, hum, bazar ambiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus grande difficult&#233; de la pi&#232;ce, au demeurant, n'est pas l'intonation ni l'intelligibilit&#233; harmonique, mais certainement les changements tr&#232;s brusques et tr&#232;s rapides de caract&#232;re et de nuances. L'&#233;criture est ici extr&#234;mement dense (ce que justifie la bri&#232;vet&#233; de la chose : je ne me serais &#233;videmment pas permis une telle densit&#233; dans une pi&#232;ce de six ou sept minutes !), raison pour laquelle j'ai mis beaucoup de temps &#224; la mettre au point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indication de tempo est ici &#034;&lt;i&gt;Presto alla Poulenca&lt;/i&gt;&#034;, par r&#233;f&#233;rence &#224; ces indications m&#233;tronomiques compl&#232;tement hallucinantes que l'on trouve (trop) souvent dans les mouvements rapides de Poulenc &#8212; je pense par exemple &#224; l'entr&#233;e du piano dans &lt;i&gt;Aubade&lt;/i&gt;, au second mouvement de la &lt;i&gt;Sonate pour deux pianos&lt;/i&gt; ou encore &#224; certaines m&#233;lodies. C'est &#233;galement l'occasion pour moi de revendiquer explicitement la filiation dans laquelle je me situe, sans pousser l'hypocrisie jusqu'&#224; en faire un &#034;hommage&#034; de je ne sais quelle sorte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bon, ne consid&#232;re-t-on pas &#224; l'Oulipo que quelqu'un qui a fait exactement pareil que nous par le pass&#233;, n'est au final qu'un &lt;i&gt;plagiaire par anticipation&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe&lt;/strong&gt;&lt;a id=&#034;six&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&#034;float:left;font-size:200%;&#034; href=&#034;#table&#034;&gt;&#8613;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Un enregistrement de cette chanson, pr&#233;sent&#233; et accompagn&#233; par Olivier Salon, se trouve sur le &lt;a href=&#034;http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2012/a.c_120322_oulipo.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de la BnF&lt;/a&gt; &#8212; &lt;a href=&#034;http://multimedia.bnf.fr/conferences/120322_oulipo.mp4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; sans Flash] &#8212;, &#224; partir de la 37&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; minute.)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai h&#233;sit&#233; &#224; inclure dans ce recueil une des chansons que j'ai &#034;concoct&#233;es&#034; (je n'&lt;a href='http://v.villenave.net/Ce-que-composer-veut-dire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ose dire&lt;/a&gt; &#034;compos&#233;es&#034;) pour la rubrique &#034;vari&#233;t&#233;s&#034; du &lt;i&gt;jeudi de l'Oulipo&lt;/i&gt; pr&#233;cit&#233;, et qui ont entretemps &#233;t&#233; rejointes par bien d'autres (suffisamment pour me laisser entrevoir la possibilit&#233; d'en faire, un de ces jours, &lt;a href='http://v.villenave.net/Chansons-Oulipiennes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un autre recueil &#224; part enti&#232;re&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginer cette chanson m'a demand&#233; &#224; peu pr&#232;s vingt-cinq secondes (en comptant la transcription dans mon cahier, dans le R.E.R. ligne B un lundi matin en janvier 2012). Or il se trouve que mon &lt;i&gt;Baobabouin&lt;/i&gt; semble remporter un succ&#232;s jamais d&#233;menti (quoiqu'&#224; mon sens imm&#233;rit&#233;), tant aupr&#232;s du public que de mes jeunes &#233;l&#232;ves &#224; qui je l'ai pr&#233;sent&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction est ici parfaitement tonale (au point du plus pur conformisme), et partiellement non-&#233;crite &#8212; on pourrait, et cela a &#233;t&#233; fait, la jouer avec un ensemble de type jazz. La &#034;contrainte&#034; est extr&#234;mement simple et n'affecte que la m&#233;lodie : les syllabes &#034;ba&#034; doivent correspondre &#224; un mouvement disjoint descendant, les syllabes &#034;&#244;&#034; &#224; un mouvement disjoint ascendant. Pour le dire plus simplement : sur &#034;ba&#034; on va vers le &lt;i&gt;bas&lt;/i&gt;, sur &#034;&#244;&#034; on va vers le &lt;i&gt;haut&lt;/i&gt;. Cela n'a l'air de rien (et ce n'&lt;i&gt;est&lt;/i&gt;, s&#233;rieusement, rien), mais cela conf&#232;re &#224; la m&#233;lodie un aspect assez reconnaissable et facile &#224; m&#233;moriser, en particulier sur les fameux &#034;ba - o - ba - bouin&#034;, mis &#224; dessein sur une ligne bris&#233;e en septi&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;marrage de la chanson fait intervenir des mesures &#224; trois temps (au grand dam de mes interpr&#232;tes habitu&#233;s au swing traditionnel, et pour qui il fallut ajouter un quatri&#232;me temps &lt;i&gt;bien carr&#233;&lt;/i&gt;) ; la section du milieu est plus conventionnelle, et renvoie &#224; tous les grands succ&#232;s du jazz &#8212; pour n'en prendre qu'un exemple : &#034;avec son cabas&#034; est ici mis en musique sur les m&#234;mes notes que &#034;c'est aujourd'hui qu'il passe&#034; dans la chanson &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=vpW_eBJKw74&amp;t=18s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;On n'est pas l&#224; pour se faire engueuler&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Boris Vian. Ou encore, le motif en septi&#232;mes que j'&#233;voquais plus haut, pourrait &#234;tre d&#233;crit comme un renversement &#034;webernien&#034; (oui, faut pas avoir peur) de la seconde par laquelle commence &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/results?search_query=%22it+had+to+be+you%22&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;It Had To Be You&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Ceci pour ne rien dire de la fin du morceau, qu'on ne &lt;a href=&#034;http://elnanobrokeur2.free.fr/finaljazz.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sente plus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une raison de coh&#233;rence stylistique &#233;l&#233;mentaire, cette chanson est ici pr&#233;sent&#233;e en annexe. Elle pourra, n&#233;anmoins, tenir lieu de &#034;bis&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore, agr&#233;menter une fin de soir&#233;e un peu arros&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/bloc&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Valentin&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois po&#232;mes</title>
		<link>http://v.villenave.net/Trois-poemes</link>
		<guid isPermaLink="true">http://v.villenave.net/Trois-poemes</guid>
		<dc:date>2011-01-13T14:07:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Trois courtes m&#233;lodies pour soprano et piano, principalement r&#233;dig&#233;es &#224; l'automne 2004.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Musique-vocale-" rel="directory"&gt;Musique vocale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois courtes m&#233;lodies pour soprano et piano, principalement r&#233;dig&#233;es &#224; l'automne 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s simple et peu exigeante techniquement, l'&#233;criture de ces trois pi&#232;ces br&#232;ves se r&#233;f&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#224; ce genre aujourd'hui surann&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut s'en r&#233;jouir ou s'en d&#233;soler ; je suis en g&#233;n&#233;ral plut&#244;t de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'est la &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lodie_%28genre%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;m&#233;lodie fran&#231;aise&lt;/a&gt;. Cette partition n'a jamais &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, ni m&#234;me d&#233;chiffr&#233;e.[!sommaire]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_428 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;111&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/poemes.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 270.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Trois po&#232;mes pour soprano et piano
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Licence CC-by-sa &#169; &lt;a href=&#034;http://elseneur.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Edwige Hudson&lt;/a&gt;, 2004 &amp; Valentin Villenave, 2004-2010
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf428&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Historique et description.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Avec de vrais morceaux de r&#232;glement de compte dedans.]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Avertissement : comme toujours, les quelques indications qui suivent ne sont livr&#233;es qu'&#224; titre de curiosit&#233;, et ne sont pas n&#233;cessaires &#224; la compr&#233;hension de la partition !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Autant le dire, l'ann&#233;e scolaire 2003-2004 s'est &lt;i&gt;mal&lt;/i&gt; termin&#233;e pour moi.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; dix-neuf ans, j'avais connu une premi&#232;re r&#233;ussite modeste en parvenant &#224; cr&#233;er mon &lt;a href='http://v.villenave.net/Ouverture' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ouverture&lt;/a&gt; pour deux pianos, j'avais pass&#233; plusieurs mois enrichissants et excitants &#224; accompagner (d'ailleurs tr&#232;s bien) tout un tas de gens dans tout un tas de disciplines ; enfin mon concours de piano s'annon&#231;ait sous les meilleurs auspices, avec un programme qui me convenait tout &#224; fait (Haydn/Bartok), et que j'interpr&#233;tais d'une fa&#231;on tr&#232;s personnelle &#8212; mais tout d'un coup, vers la fin du mois de juin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'un coup, patatras. Plus personne ne semblait vouloir me voir au conservatoire de St-Maur, qui avait &#233;t&#233; pour moi une vraie famille pendant plusieurs ann&#233;es ; au motif que j'avais demand&#233; &#224; &#234;tre pay&#233; pour quelques heures d'accompagnement, le directeur Jean-Pierre Ballon m'expliquait soudain &#8212; apr&#232;s avoir chant&#233; mes louanges pendant quelques ann&#233;es &#8212; que je n'&#233;tais &#034;pas assez d&#233;vou&#233; pour &#234;tre un bon accompagnateur&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; rapprocher du &#034;vous &#234;tes trop intelligent pour &#234;tre pianiste&#034; que je (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;... mais le pompon &#233;tait encore &#224; venir : &#224; l'issue de mon concours de piano&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;O&#249; j'estime pourtant avoir produit la meilleure performance de mon existence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, j'eus la surprise de m'entendre dire &#8212; textuellement ! &#8212; par le pr&#233;sident du jury (un sombre individu du nom d'Andr&#233; Cauvin), qui n'avait manifestement pas appr&#233;ci&#233; ma prestation : &#034;&lt;i&gt;il y a&lt;/i&gt; &lt;u&gt;une&lt;/u&gt; &lt;i&gt;mani&#232;re de jouer une &#339;uvre&lt;/i&gt;&#034;. Cet instant pr&#233;cis constitua la fin de mes &#233;tudes de piano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, un monde s'&#233;tait &#233;croul&#233;. Pendant plusieurs mois je n'ai plus &#233;crit une seule note de musique &#8212; &#192; cette m&#234;me p&#233;riode, je cessai de fr&#233;quenter le compositeur &#201;ric Tanguy, qui faisait alors ses d&#233;buts comme professeur de composition au conservatoire du XII&lt;super&gt;e&lt;/super&gt; arrondissement de Paris, dirig&#233; par Jean-Michel Ferran (pour qui je n'ai pas non plus de sympathie d&#233;bordante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Fin des r&#232;glements de comptes.]&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/bloc&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Du texte, et de ce qui s'ensuivit.]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;De tels &#034;blocages&#034; arrivent, je crois, de mani&#232;re chronique, particuli&#232;rement apr&#232;s la fin d'une &#233;poque (qu'elle se conclue par un succ&#232;s ou, &#224; plus forte raison, par un &#233;chec), et particuli&#232;rement dans une situation d'isolement &#8212; telle que la p&#233;riode dont je parle, ou encore la p&#233;riode qui a suivi la cr&#233;ation de mon &lt;a href='http://v.villenave.net/-Opera-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;op&#233;ra&lt;/a&gt; en 2009. Et de fait, j'avais moins besoin de &lt;i&gt;quelque chose&lt;/i&gt; &#224; &#233;crire que de &lt;i&gt;quelqu'un&lt;/i&gt; pour qui &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un soir d'octobre 2004, o&#249; j'&#233;tais all&#233; rendre visite &#224; ma compagne (je ne l'avais pas vue depuis longtemps), qu'elle mentionna l'air de rien qu'elle avait &#233;crit quelques po&#232;mes &#8212; mais, bien &#233;videmment, qu'il &#233;tait hors de question qu'elle me les montre. &#034;D'abord c'est mauvais&#034;, disait-elle, &#034;et puis c'est une esp&#232;ce de sous-sous-sous Rimbaud&#034; (&#224; l'&#233;poque, elle consacrait ses &#233;tudes universitaires &#224; Rimbaud). Pour l'amadouer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et plus primairement, pour bomber le torse et jouer les grands compositeurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, je r&#233;pondis du tac au tac : &#034;Montre-moi tes po&#232;mes, et je les mettrai en musique&#034;. C'est ainsi que je subtilisai ses textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'&#233;tant sensible &#224; la po&#233;sie sous aucune de ses formes, je ne suis pas en mesure de juger de la valeur de ces textes. En revanche, le deuxi&#232;me en particulier, me sembla dicter un mouvement et un rythme d&#232;s que je le lus. Ayant attrap&#233; (de justesse) le dernier RER, je me mis au travail d&#232;s mon retour chez moi, tard dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, je r&#233;veillai avec en t&#234;te une id&#233;e harmonique, hum, assez particuli&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[O&#249; l'on aborde enfin le vif du sujet.]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L119xH207/toto-83-2c72e.png?1772295962' width='119' height='207' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'accord le plus laid du monde
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;vous est fi&#232;rement pr&#233;sent&#233; par Valentin Villenave.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est moche, non ? C'est le but : comme vous l'aurez peut-&#234;tre remarqu&#233;, cet accord est construit enti&#232;rement avec des septi&#232;mes majeures et des neuvi&#232;mes mineures ; si l'on admet que l'octave est l'intervalle le plus &lt;i&gt;consonant&lt;/i&gt;, ces deux intervalles qui en sont chacun s&#233;par&#233;s par un demi-ton, peuvent &#234;tre d&#233;crits comme les deux intervalles les plus &lt;i&gt;dissonants&lt;/i&gt; du langage temp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me voil&#224; donc, un matin d'octobre 2004, &#224; taper sur mon piano avec cet accord, transpos&#233;, retourn&#233;, et ainsi de suite : c'est &lt;i&gt;cela&lt;/i&gt; que je veux &#233;crire, me dis-je, fini les modes mous et les accords gentillets, finie la &lt;a href='http://v.villenave.net/Ma-gentille-soupe' class=&#034;spip_in&#034;&gt;soupe&lt;/a&gt; consensuelle, enfin de la musique qui cogne et qui fait mal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord se retrouve donc mesure &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;26&lt;/code&gt; de la premi&#232;re pi&#232;ce, mesures &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;21&lt;/code&gt; &#224; &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;31&lt;/code&gt; de la deuxi&#232;me pi&#232;ce (la troisi&#232;me pi&#232;ce faisant intervenir un accord similaire quoiqu'un peu moins laid, construit en tritons et septi&#232;mes majeures, mesures &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;15&lt;/code&gt; &#224; &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;23&lt;/code&gt;) ; il se retrouve &#233;galement dans la section centrale du &lt;a href='http://v.villenave.net/Concertino' class=&#034;spip_in&#034;&gt;concertino&lt;/a&gt; que j'ai r&#233;dig&#233; peu apr&#232;s cette pi&#232;ce, et un peu plus tard, dans certains passages de mon premier &lt;a href='http://v.villenave.net/-Opera-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;op&#233;ra&lt;/a&gt; (par exemple au d&#233;but du troisi&#232;me tableau, le &#034;duo du pal&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce m&#234;me &#233;tat d'esprit, le motif &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;1-2-3&lt;/code&gt; que j'&#233;voquais dans ma &lt;a href='http://v.villenave.net/Ballade' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pi&#232;ce&lt;/a&gt; plus ancienne pour fl&#251;te et piano, revient ici de fa&#231;on beaucoup plus sombre (mesure &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;24&lt;/code&gt;, premi&#232;re pi&#232;ce), dramatique (mesure &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;3&lt;/code&gt;, deuxi&#232;me pi&#232;ce) ou agressive (mesures &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;12&lt;/code&gt; &#224; &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;17&lt;/code&gt;, m&#234;me pi&#232;ce).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais sauf que.&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[O&#249; tout est mal qui finit bien ?]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;bloc&gt;
&lt;center&gt;[Cliquez pour d&#233;plier.]&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, en relisant ces pi&#232;ces aujourd'hui, ce qui me frappe n'est certes pas un sentiment d'audace et de m&#233;chancet&#233;... bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elles ont &#233;t&#233; le moteur de l'&#233;criture de cette partition, mes aspirations sauvages et r&#233;volutionnaires n'y ont gu&#232;re laiss&#233; de traces. &#192; part les quelques fragments que j'&#233;voquais plus haut, les couleurs harmoniques utilis&#233;es dans l'ensemble sont beaucoup rassurantes et polaris&#233;es : mode &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;3.1&lt;/code&gt;, superpositions d'accords parfaits (telles que j'en utilisais volontiers quelques ann&#233;es auparavant, notamment dans ma pi&#232;ce &lt;a href='http://v.villenave.net/In-einem-unbestimmten-Licht' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;In einem unbestimmten Licht&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dont la premi&#232;re de ces trois pi&#232;ces contient quelques traces), harmonies de quintes et de quartes (parfois avec tritons ajout&#233;s, cf mesures &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;32&lt;/code&gt; &#224; &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;37&lt;/code&gt; de la deuxi&#232;me pi&#232;ces, &#233;criture que j'ai utilis&#233;e dans l'&#034;air de la Reine&#034; de mon op&#233;ra ou encore dans mes &lt;a href='http://v.villenave.net/Deux-petits-duos' class=&#034;spip_in&#034;&gt;petits duos&lt;/a&gt;)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture rythmique est &#233;galement tr&#232;s simple (l'effet le plus &#034;sophistiqu&#233;&#034;, si je puis dire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je ne puis pas.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#233;tant les trames en &lt;i&gt;trois pour deux&lt;/i&gt; que donne le piano dans la premi&#232;re pi&#232;ce). J'ai d'ailleurs r&#233;&#233;crit plusieurs fois ces pi&#232;ces (&#224; l'exception de la troisi&#232;me, que j'avais con&#231;ue en 2004 mais sans rien &#233;crire, et que j'ai r&#233;dig&#233;e d'une seule traite plusieurs ann&#233;es apr&#232;s) uniquement pour trouver les chiffres de mesure les plus simples possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la partie de chant, c'est encore plus net : elle est &#233;crite sans aucun geste vocal anti-naturel, et avec une intonation relativement peu tordue. Ce qui ne veut pas dire qu'elle soit n&#233;cessairement &lt;i&gt;facile&lt;/i&gt; &#224; chanter, en particulier par une &#233;l&#232;ve de conservatoire : m&#234;me si l'&#233;criture reste beaucoup dans le grave, quelques notes relativement aig&#252;es (disons, au-dessus du &lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;sol&lt;/code&gt;) sont demand&#233;es dans des nuances tr&#232;s douces (premi&#232;re pi&#232;ce), ou au contraire dans des gestes de tension (deuxi&#232;me pi&#232;ce).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, j'avoue ne pas trop savoir que penser de ces trois pi&#232;ces. Il me semble, mais ce n'est qu'une impression, qu'elles forment, chacune avec sa propre couleur, un (tout) petit cycle relativement &#233;quilibr&#233;, tant d'un point de vue esth&#233;tique qu'en ce qui concerne l'&#233;criture vocale. Pour ma part, comme j'ai essay&#233; de l'expliquer plus haut, cette partition restera associ&#233;e &#224; une p&#233;riode de ma vie qui m'a apport&#233; davantage de questions que de r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme s'il y en avait jamais d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Valentin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut s'en r&#233;jouir ou s'en d&#233;soler ; je suis en g&#233;n&#233;ral plut&#244;t de la premi&#232;re &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; rapprocher du &#034;vous &#234;tes trop intelligent pour &#234;tre pianiste&#034; que je citais &lt;a href='http://v.villenave.net/Ouverture#nb2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;O&#249; j'estime pourtant avoir produit la meilleure performance de mon existence de pianiste (opinion d'ailleurs partag&#233;e par une bonne moiti&#233; du jury)...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et plus primairement, pour bomber le torse et jouer les grands compositeurs &#8212; que je n'&#233;tais pas &lt;del&gt;encore&lt;/del&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je ne puis pas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire &#233;trang&#232;re : informations et documents.</title>
		<link>http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-informations-et-documents</link>
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		<dc:date>2010-05-12T17:05:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cet op&#233;ra a &#233;t&#233; &#233;crit entre juillet 2005 et janvier 2009, sur un livret de l'auteur de bande dessin&#233;e &lt;a href=&#034;http://lewistrondheim.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lewis Trondheim&lt;/a&gt;. La cr&#233;ation a eu lieu &#224; l'&lt;a href=&#034;http://www.orchestre-montpellier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Op&#233;ra National de Montpellier&lt;/a&gt; le 1er f&#233;vrier 2009.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://v.villenave.net/-Opera-" rel="directory"&gt;Op&#233;ra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[sommaire]&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Argument&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors, voil&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un ch&#226;teau, dans les nuages ; il y a un Roi, une Reine, tout un petit royaume tranquillement totalitaire, o&#249; l'on ignore toute possibilit&#233; d'un ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au jour o&#249;, bien s&#251;r, vient s'y &#233;craser une &#233;trange machine volante, venue d'on ne sait o&#249;, amenant avec elle un &#233;trange &#201;tranger que le choc a rendu amn&#233;sique, sans espoir de rem&#232;de : ni hypnose, ni m&#234;me une petite torture de rien du tout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus emb&#234;t&#233;, c'est bien s&#251;r le Roi : personne pour lui dire quoi faire, pour l'aider &#224; trancher entre une peine de mort d&#233;finitive ou de libert&#233; absolue. Ni le Chef de la Garde, ni le Docteur, ni m&#234;me Dieu ne l'aideront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'adviendra-t-il de lui ? Vous le saurez en deux actes... et quelques coups de poings.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai commenc&#233; &#224; &#233;crire l'op&#233;ra &lt;i&gt;Affaire &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt; en juin 2005, avec l'auteur de bande dessin&#233;e &lt;a href=&#034;http://lewistrondheim.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lewis Trondheim&lt;/a&gt;. J'avais alors vingt-et-un ans, et une id&#233;e simple : &#233;crire, dans un langage contemporain et complexe, un op&#233;ra ais&#233;ment intelligible et d&#233;chiffrable, aussi accessible et attrayant que mes op&#233;ras pr&#233;f&#233;r&#233;s de Mozart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2006, Lewis Trondheim obtint le Grand Prix du festival de bande dessin&#233;e d'Angoul&#234;me. Enhardi par cet heureux &#233;v&#232;nement, je me d&#233;cidai &#224; r&#233;aliser une petite &lt;a href=&#034;http://docs.google.com/viewer?url=http://valentin.villenave.net/IMG/pdf/dossier-2006.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;brochure&lt;/a&gt; pour pr&#233;senter notre projet &#224; un grand op&#233;ra. Voici la pr&#233;sentation en question :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;bloc&gt;Voir la plaquette de pr&#233;sentation (2006).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_384 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/dossier-2006-2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Dossier de pr&#233;sentation (2006)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf384&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;Mon choix se porta sur l'&lt;a href=&#034;http://www.orchestre-montpellier.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Op&#233;ra National de Montpellier&lt;/a&gt;, un peu au hasard et parce que Montpellier &#233;tait la ville de mon librettiste. Contre toute attente, Ren&#233; Koering me r&#233;pondit aussit&#244;t, et se montra tr&#232;s int&#233;ress&#233; par le projet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La partition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre op&#233;ra prenait donc une tournure nouvelle : en particulier, la perspective d'une cr&#233;ation &#224; Montpellier me permit d'envisager l'instrumentation tr&#232;s diff&#233;remment, en &#233;crivant d&#233;sormais pour une ensemble de &lt;strong&gt;16 musiciens&lt;/strong&gt; incluant notamment deux saxophones et une partie de percussions beaucoup plus fournie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par choix artistique autant que citoyen, je pris le parti d'&#233;diter moi-m&#234;me la partition au moyen du logiciel Libre &lt;a href=&#034;http://lilypond.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GNU LilyPond&lt;/a&gt;, et de la publier sous une licence alternative permettant, par exemple, sa libre diffusion dans les conservatoires. Le &lt;a href=&#034;http://repo.or.cz/w/opera_libre.git&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;code source de l'ouvrage&lt;/a&gt; est lui-m&#234;me accessible, ce qui facilite grandement les possibilit&#233;s d'arrangements ou de traductions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le livret tel que je l'ai pr&#233;sent&#233; &#224; l'Op&#233;ra de Montpellier &#224; l'automne 2007 (quelques changements ont &#233;t&#233; effectu&#233;s depuis) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;bloc&gt;Voir le livret.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_388 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/Livret-11-10-07.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 713 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Livret de l'op&#233;ra
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;(version presque d&#233;finitive...)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf388&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;p&gt;Voici la partition telle qu'elle a &#233;t&#233; livr&#233;e &#224; l'Op&#233;ra de Montpellier &#224; l'hiver 2008-2009 :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;div class='spip_document_381 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/big_stuff-2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 6.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affaire &#233;trang&#232;re &#8212; partition d'orchestre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;div class='spip_document_382 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;103&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/small_stuff-2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.7 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affaire &#233;trang&#232;re &#8212; partition piano/voix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;(Cette version inclut les didascalies du compositeur.)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La production&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne fut confi&#233;e &#224; &lt;strong&gt;Richard Mittou&lt;/strong&gt;, et l'orchestre &#233;tait dirig&#233; par &lt;strong&gt;Samuel Jean&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution des r&#244;les &#233;tait la suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Roi (baryton) : &lt;strong&gt;Nicolas Courjal&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#201;tranger (baryton) : &lt;strong&gt;Marco Di Sapia&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La Reine (soprano) : &lt;strong&gt;Catherine Hunold&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Chef de la Garde (t&#233;nor) : &lt;strong&gt;Yves Saelens&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Docteur (soprano) : &lt;strong&gt;Delia Noble&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dieu (contralto) : &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Viorica_Cortez&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Viorica Cortez&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#244;le muet fut ajout&#233; par le metteur en sc&#232;ne, et tenu par &lt;strong&gt;Cyril Amiot&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#233;nographie, les costumes et les lumi&#232;res &#233;taient respectivement sign&#233;s de Pierre Heydorff, Jane Joyet et Dominique Borrini, le tout sous le regard de &lt;strong&gt;Jochen Gerner&lt;/strong&gt;, dessinateur de la bande dessin&#233;e &lt;i&gt;Politique &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt;, dont cet op&#233;ra est adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le programme officiel &#233;dit&#233; par l'Op&#233;ra de Montpellier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;bloc&gt;Voir le programme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_387 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/pdf/programme.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.9 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Programme vendu lors des repr&#233;sentations
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;pdf387&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les affiches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici l'affiche officielle de la production de Montpellier, r&#233;alis&#233;e par &lt;a href=&#034;http://www.jochengerner.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jochen Gerner&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_459 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH684/Affiche_officielle-103de.jpg?1772317552' width='500' height='684' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affiche officielle
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;(Dessin de Jochen Gerner)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici l'affiche que j'ai r&#233;alis&#233;e par mes propres moyens, &#224; partir de photos de Marc Ginot, et que je publie ici sous licence CC by-nc-sa :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_460 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/Affiche_remix.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH707/Affiche_remix-b8483.jpg?1772317553' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affiche remix&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Exploitation p&#233;dagogique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En proposant &#224; un auteur de bande dessin&#233;e de r&#233;aliser un op&#233;ra avec moi, j'avais bien &#233;videmment l'espoir de pouvoir amener des publics &#034;non-initi&#233;s&#034; vers ces domaines trop cloisonn&#233;s que sont la musique savante, le chant lyrique ou les langages contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche a permis aux services de l'Op&#233;ra de Montpellier de r&#233;aliser un travail p&#233;dagogique de grande qualit&#233; aupr&#232;s des jeunes (coll&#233;giens, lyc&#233;ens) et des adultes (ateliers culturels de r&#233;insertion, etc.). Si la majeure partie de ce travail s'est faite sur place avec ma participation, quelques documents p&#233;dagogiques ont n&#233;anmoins &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s, par exemple ce &lt;a href=&#034;http://docs.google.com/viewer?url=http://www.opera-montpellier.com/jeune_public/Fiche_Affaire_etrangere.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dossier&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;bloc&gt;Voir le dossier p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_386 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.opera-montpellier.com/jeune_public/Fiche_Affaire_etrangere.pdf&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 221.6 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-e9ff2.svg?1772294780' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;iframe src=&#034;http://docs.google.com/viewer?url=http%3A%2F%2Fwww.opera-montpellier.com%2Fjeune_public%2FFiche_Affaire_etrangere.pdf&amp;embedded=true&#034; width=&#034;559&#034; height=&#034;780&#034; style=&#034;border: none;&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/bloc&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Divers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; J'ai tenu un mini &lt;a href='http://v.villenave.net/-Nom-de-code-Opera-Libre-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; pendant les r&#233;p&#233;titions ; vous y trouverez notamment la &lt;a href='http://v.villenave.net/Note-d-intention' class=&#034;spip_in&#034;&gt;note d'intention&lt;/a&gt; que j'ai r&#233;dig&#233;e pour le programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-les-photos' class=&#034;spip_in&#034;&gt;photos&lt;/a&gt; ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es lors des r&#233;p&#233;titions, ainsi qu'un &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video' class=&#034;spip_in&#034;&gt;enregistrement vid&#233;o&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; J'ai tent&#233; de rassembler une &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-revue-de-presse' class=&#034;spip_in&#034;&gt;revue de presse&lt;/a&gt;, s&#251;rement tr&#232;s incompl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les d&#233;tails seront ajout&#233;s dans la rubrique &#034;op&#233;ra&#034; de mon site personnel, accessible &#224; l'adresse&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://valentin.villenave.net/opera&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://valentin.villenave.net/opera&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#224; mettre dans vos marques-pages :)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Valentin&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Affaire &#233;trang&#232;re : le remix !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Voici une version alternative de la vid&#233;o de l'op&#233;ra &#034;Affaire &#233;trang&#232;re&#034;, bidouill&#233;e et trafiqu&#233;e avec les moyens du bord pour un montage plus rythm&#233; et (esp&#233;rons) plus amusant.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Opera-" rel="directory"&gt;Op&#233;ra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici une version alternative de la vid&#233;o de l'op&#233;ra &#034;Affaire &#233;trang&#232;re&#034;, bidouill&#233;e et trafiqu&#233;e avec les moyens du bord pour un montage plus rythm&#233; et (esp&#233;rons) plus amusant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'op&#233;ra &lt;a href='http://v.villenave.net/-Opera-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Affaire &#201;trang&#232;re&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; l'Op&#233;ra National de Montpellier en f&#233;vrier 2009, dans une mise en sc&#232;ne hilarante de Richard Mittou, soutenue par des chanteurs dou&#233;s d'un grand talent comique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux premi&#232;res repr&#233;sentations de l'op&#233;ra ont donn&#233; lieu &#224; une &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video' class=&#034;spip_in&#034;&gt;captation vid&#233;o&lt;/a&gt;. Voici la bande-annonce que j'avais r&#233;alis&#233;e &#224; cette occasion :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;420&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/kYMUiGvzg1M?rel=0&amp;cc_load_policy=1&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; dans les conditions du direct, cet enregistrement ne refl&#232;te que d'assez loin le caract&#232;re de l'op&#233;ra tel que le public a pu le d&#233;couvrir. Aussi ai-je voulu tenter, de fa&#231;on tr&#232;s artisanale (au moyen de mon ordinateur personnel et des logiciels libres &lt;a href=&#034;http://www.blender.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blender&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://cinelerra.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cinelerra&lt;/a&gt;), de partir des pistes (sonores et visuelles) de ces deux repr&#233;sentations, pour rendre compte du spectacle remarquablement dr&#244;le auquel il m'avait &#233;t&#233; donn&#233; d'assister, en repensant tout le montage avec beaucoup d'animation 2D et 3D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence de l'op&#233;ra&lt;/a&gt; s'appliquant &#224; toutes les oeuvres d&#233;riv&#233;es, je suis heureux de mettre &#224; disposition du public cette composition vid&#233;o, nonobstant son &#233;tat inabouti, dans les limites de sa licence (usage non-commercial, obligation de citer la licence et le nom des auteurs et interpr&#232;tes, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules les trente premi&#232;res minutes sont pr&#233;sentables &#224; ce stade (ce qui m'a d&#233;j&#224; demand&#233; pr&#232;s d'un an de travail). Vous pouvez d&#233;couvrir l'histoire dans son ensemble en regardant la &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vid&#233;o diffus&#233;e par l'Op&#233;ra de Montpellier&lt;/a&gt;, avec un montage, disons, moins stress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour regarder cette vid&#233;o dans les meilleures conditions possibles, je vous recommande vivement d'utiliser un navigateur r&#233;cent et Libre, tel que &lt;a href=&#034;http://mozilla-europe.org/fr/firefox/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mozilla Firefox&lt;/a&gt;. Plus d'explications dans mon &lt;a href='http://v.villenave.net/Videos-en-ligne-dilemmes-et-defis' class=&#034;spip_in&#034;&gt;article sur la vid&#233;o en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;420&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/UZsLyyiY_ag?rel=0&amp;cc_load_policy=1&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, que cette petite exp&#233;rience &#224; laquelle je me suis livr&#233;e ne vous d&#233;courage pas de regarder &#233;galement la &lt;a href='http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt; plus compl&#232;te r&#233;alis&#233;e par l'&#233;quipe de l'Op&#233;ra National de Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne &#233;coute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Valentin&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire &#233;trang&#232;re : la vid&#233;o !</title>
		<link>http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video</link>
		<guid isPermaLink="true">http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-la-video</guid>
		<dc:date>2010-04-19T15:06:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cet enregistrement vid&#233;o a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par l'Op&#233;ra de Montpellier, lors de la repr&#233;sentation du 3 f&#233;vrier 2009. Son but n'&#233;tait pas d'&#234;tre diffus&#233; sur Internet, mais d'&#234;tre retransmis dans les h&#244;pitaux et maisons de retraites de la ville.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Opera-" rel="directory"&gt;Op&#233;ra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/rfzlofp4nEQ?rel=0&amp;cc_load_policy=1&amp;modestbranding=1&amp;color=white&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Cet enregistrement vid&#233;o a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par l'Op&#233;ra de Montpellier, lors de la repr&#233;sentation du 3 f&#233;vrier 2009. Son but n'&#233;tait pas d'&#234;tre diffus&#233; sur Internet, mais d'&#234;tre retransmis dans les h&#244;pitaux et maisons de retraites de la ville. Les &lt;strong&gt;sous-titres&lt;/strong&gt; int&#233;gr&#233;s (dont l'utilisation est &lt;u&gt;vivement recommand&#233;e&lt;/u&gt; : pour cela cliquez sur &#034;CC&#034;) ne sont pas ceux utilis&#233;s par l'Op&#233;ra mais ont &#233;t&#233; retranscrits et resynchronis&#233;s par moi-m&#234;me, directement &#224; partir du &lt;a href=&#034;http://repo.or.cz/w/opera_libre.git&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;code source&lt;/a&gt; de la partition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le livret de &lt;a href=&#034;http://www.lewistrondheim.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lewis Trondheim&lt;/a&gt; et moi-m&#234;me, cet enregistrement est d&#251; &#224; :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Nicolas Courjal (Le Roi)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Marco Di Sapia (L'&#201;tranger)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Catherine Hunold (La Reine)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Yves Saelens (Le Chef de la Garde)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Delia Noble (Le Docteur)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Viorica Cortez (Dieu) et
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cyril Amiot (Le Majordome)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dirig&#233;s par Samuel Jean, et
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mis en sc&#232;ne par Richard Mittou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les costumes, d&#233;cors et lumi&#232;res sont respectivement sign&#233;s de Jane Joyet, Pierre Heydorff et Dominique Borrini, sous le regard de Jochen Gerner ; cette vid&#233;o est &#233;galement produite par toute l'&#233;quipe de l'Op&#233;ra National de Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toutes les &#339;uvres d&#233;riv&#233;es de la partition, cette vid&#233;o est publi&#233;e sous une licence &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Creative Commons by-nc-sa&lt;/a&gt; ; vous pouvez la t&#233;l&#233;charger, la reproduire et m&#234;me la modifier, dans les limites d'une utilisation non-commerciale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en faire un usage non pr&#233;vu par la licence, vous devrez obtenir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et en n'oubliant pas de mentionner sa licence et ses auteurs, dont voici une liste non-exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez &#233;galement retrouver cette vid&#233;o sur la plateforme &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=rfzlofp4nEQ&amp;yt:cc=on&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;YouTube&lt;/a&gt;, ou encore &lt;strong&gt;t&#233;l&#233;charger&lt;/strong&gt; l'enregistrement sonore de l'op&#233;ra :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://valentin.villenave.free.fr/opera/son.flac&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; au format Libre FLAC (sans d&#233;perdition de qualit&#233;)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ou bien &lt;a href=&#034;http://valentin.villenave.free.fr/opera/son.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; au format propri&#233;taire mp3 (de qualit&#233; l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieure).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin, les sous-titres peuvent &#233;galement &#234;tre &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/srt/Affaire_etrangere.srt'&gt;t&#233;l&#233;charg&#233;s&lt;/a&gt; s&#233;par&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lire tout cela (que ce soit les fichiers FLAC, les &lt;a href=&#034;https://wiki.videolan.org/Documentation:Open_Media/#Play_a_network_stream_.28WebRadio.2C_WebTV.2C_etc..29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vid&#233;os YouTube&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;https://www.videolan.org/vlc/features.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bien d'autres choses&lt;/a&gt; encore), je vous recommande comme toujours l'excellent lecteur Libre &lt;a href=&#034;http://videolan.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;VLC&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne &#233;coute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Valentin&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour en faire un usage non pr&#233;vu par la licence, vous devrez obtenir l'autorisation de tous les auteurs ; n'h&#233;sitez pas &#224; me &lt;a href='http://v.villenave.net/_Valentin_' class=&#034;spip_in&#034;&gt;contacter&lt;/a&gt; si tel est le cas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire &#233;trang&#232;re : revue de presse</title>
		<link>http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-revue-de-presse</link>
		<guid isPermaLink="true">http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-revue-de-presse</guid>
		<dc:date>2010-04-19T15:05:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le projet &lt;i&gt;Affaire &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; remarqu&#233; par plusieurs m&#233;dias, dont certains m'auront sans nul doute &#233;chapp&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Opera-" rel="directory"&gt;Op&#233;ra&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet &lt;i&gt;Affaire &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; remarqu&#233; par plusieurs m&#233;dias, dont certains m'auront sans nul doute &#233;chapp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Critiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;La partition est stimulante, souvent pleine d'une d&#233;licieuse fantaisie&#034; &#8212; &lt;i&gt;Op&#233;ra Magazine&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/opera-mag.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH616/opera-mag-93c57.jpg?1772317553' width='500' height='616' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Valentin Villenave,&lt;br class='autobr' /&gt;
in this &lt;i&gt;opera prima&lt;/i&gt;, illustrates the profuse text from his&lt;br class='autobr' /&gt;
twenty-and-a-few years with inspired themes and varied, original&lt;br class='autobr' /&gt;
orchestral combinations&#034; &#8212; &lt;i&gt;&#211;pera Actual&lt;/i&gt;, publication espagnole (traduit par &lt;a href=&#034;http://lists.gnu.org/archive/html/lilypond-user/2009-03/msg00810.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Francisco Vila&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/png/opera-actual.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH913/opera-actual-a6cee.png?1772317553' width='500' height='913' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Cette fable morale oscille entre absurde et fantaisie&#034; &#8212; &lt;i&gt;Le Monde de la Musique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'&#233;tait dans le num&#233;ro de mars 2009, tout dernier num&#233;ro du Monde de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/monde-musique.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH446/monde-musique-6114b.jpg?1772317553' width='500' height='446' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;La partition reste accessible au grand public et int&#233;ressante musicalement, en variant l'orchestration, les rythmes, le volume sonore [...] l'&#233;criture rappelle plus d'une fois Britten.&#034; &#8212; &lt;a href=&#034;http://www.scenesmagazine.com/spip.php?article1169&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Sc&#232;nes Magazine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, publication suisse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/scenes-magazine.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH451/scenes-magazine-31a7e.jpg?1772317553' width='500' height='451' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;On aura appr&#233;ci&#233; certains alliages timbriques dans la lign&#233;e de Debussy&#034; &#8212; &lt;a href=&#034;http://www.anaclase.com/opera/articles/affaire-etrangere1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Anaclase&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Ce jeune homme est dangereux !&#034; &#8212; &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/midi-libre_critique.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH302/midi-libre_critique-74884.jpg?1772317553' width='500' height='302' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;un univers h&#233;t&#233;roclite, amusant et inquiet, r&#233;volt&#233; et d&#233;risoire&#034; &#8212; &lt;a href=&#034;http://n2.nabble.com/Un-opera-contemporain-libre-sous-LilyPond-en-francais-tt2269574.html#a2278151&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Philippe H&#233;zaine&lt;/a&gt;, contributeur LilyPond&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Promotion et interviews&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Journal T&#233;l&#233;vis&#233;&lt;/i&gt;, France 3 r&#233;gion Languedoc-Roussillon, fin janvier 2009 (je n'ai jamais eu l'enregistrement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Encart dans le &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt; d&#233;but janvier 2009, et r&#233;dig&#233; par votre serviteur.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lewis Trondheim a fait irruption dans ma vie quand j'avais dix ans, et ne m'a plus quitt&#233; depuis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L432xH595/nouvel-obs_encart-2b84d.jpg?1772316596' width='432' height='595' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au coll&#232;ge, j'empruntais ses BD &#224; la biblioth&#232;que.&lt;br class='manualbr' /&gt;Au lyc&#233;e, je les &#034;piratais&#034; sur Internet.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; l'universit&#233;, je lui ai consacr&#233; mes &#233;tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais maintenant dix ans de plus, et assez de culot pour lui proposer de faire un op&#233;ra avec moi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il accepta avec joie, m'apportant son talent, son humour, son sens du rythme et de la r&#233;plique qui tue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, nous avons voulu &#233;crire un op&#233;ra comme nous les aimons : malin et novateur, attrayant et f&#233;d&#233;rateur.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et comme nous partageons l'id&#233;e que la culture doit rester vivante et respectueuse des citoyens, nous avons choisi de le diffuser sous une licence libre : libre d'&#234;tre diffus&#233;, copi&#233; et modifi&#233; ; libre de mener sa propre vie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Radio de la Suisse Romande : interview le 29 janvier 2009 (j'en ai d'ailleurs &lt;a href='http://v.villenave.net/11-Dans-ma-petite-case' class=&#034;spip_in&#034;&gt;parl&#233;&lt;/a&gt; ici-m&#234;me).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_379 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-379&#034; data-id=&#034;67f86926&#034; preload=&#034;none&#034;&gt; &lt;source type=&#034;audio/ogg&#034; src=&#034;IMG/ogg/interview_RSR.ogg&#034; /&gt; &lt;/audio&gt; &lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;base64javascript187193621069d1343003caa9.05982622&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJtb2R1bGUiPgoKCQoJaW1wb3J0ICAnLy92LnZpbGxlbmF2ZS5uZXQvcGx1Z2lucy1kaXN0L3NwaXAvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcwODg0MDAyJzsKCglpbXBvcnQge2FkZENTU30gZnJvbSAiYWpheENhbGxiYWNrLmpzIjsKCWFkZENTUygnQGltcG9ydCB1cmwoImxvY2FsL2NhY2hlLWNzcy9tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIubWluLXVybGFicy1jNzkwLXVybGFicy1jNzkwLmNzcz8xNzcyMjk1MzM3Iik7JywnbWVqcycpOwoKCgoJaW1wb3J0ICcvL3YudmlsbGVuYXZlLm5ldC9wbHVnaW5zLWRpc3Qvc3BpcC9tZWRpYXMvbGliL21lanMvbGFuZy9mci5qcz8xNzcwODg0MDAyJzsKCWlmIChtZWpzLmkxOG4ubGFuZyAhPT0gImZyIikgewoJCW1lanMuaTE4bi5sYW5ndWFnZSgnZnInKTsKCX0KCgoJY29uc3QgYXVkaW8gPSBuZXcgTWVkaWFFbGVtZW50UGxheWVyKGRvY3VtZW50LnF1ZXJ5U2VsZWN0b3IoJ2F1ZGlvW2RhdGEtaWQ9IjY3Zjg2OTI2Il0nKSwgewoJCWljb25TcHJpdGU6ICdodHRwOi8vdi52aWxsZW5hdmUubmV0L3BsdWdpbnMtZGlzdC9zcGlwL21lZGlhcy9saWIvbWVqcy9tZWpzLWNvbnRyb2xzLnN2ZycsCgkJLypmZWF0dXJlczpbXSwqLwoJfSk7Cgo8L3NjcmlwdD4=&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;&lt;audio src=&#034;http://valentin.villenave.net/IMG/ogg/interview_RSR.ogg&#034; controls&gt;&lt;/audio&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#211;pera Actual&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op&#233;ra Magazine&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.scenesmagazine.com/spip.php?article1147&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Sc&#232;nes Magazine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.anaclase.com/dossier/articles/breves-rencontres4.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Anaclase&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, que j'ai d&#233;j&#224; cit&#233;s, m'ont chacun consacr&#233; une interview en d&#233;cembre 2008 ou janvier 2009, ainsi que &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt; ci-dessous&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On notera la photo tr&#232;s inspir&#233;e, o&#249; je ne pensais en r&#233;alit&#233; qu'une chose : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/midi-libre-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH618/midi-libre-2-71f1f.jpg?1772317553' width='500' height='618' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;La Lettre du Musicien&lt;/i&gt;, num&#233;ro 367 (janvier 2009) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Affaire &#233;trang&#232;re&#034; &#224; Montpellier&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'Op&#233;ra de Montpellier affiche l'op&#233;ra de Valentin Villenave, &lt;i&gt;Affaire &#233;trang&#232;re&lt;/i&gt;, donn&#233; en cr&#233;ation le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier &#224; 15h, les 3 et 5 &#224; 20h.&lt;br class='manualbr' /&gt;Fan de bande dessin&#233;e, le jeune compositeur (24 ans !) s'est inspir&#233; de l'album &lt;i&gt;Politique &#201;trang&#232;re&lt;/i&gt; de Lewis Trondheim qui a tir&#233; un livret de sa BD. Mis en sc&#232;ne par Richard Mitou, l'op&#233;ra r&#233;unit Nicolas Courjal, Marco Di Sapia, Catherine Hunold, Viorica Cortez... La Philharmonie de chambre de l'Orchestre national de Montpellier Languedoc-Roussillon est dirig&#233;e par Samuel Jean.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La &lt;i&gt;Gazette de Montpellier&lt;/i&gt;, journal local, m'a rencontr&#233; en la personne de Ghislaine Arba Laffont dont je tiens &#224; saluer la rigueur et le professionnalisme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://v.villenave.net/IMG/jpg/gazette-montpellier-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://v.villenave.net/local/cache-vignettes/L500xH932/gazette-montpellier-2-57057.jpg?1772317553' width='500' height='932' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Radio &lt;i&gt;Divergence FM&lt;/i&gt;, une radio locale aux &lt;a href=&#034;http://divergence-fm.org/Elle-Est-Libre-Ma-Musique,2862.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;id&#233;es progressistes&lt;/a&gt;, m'a &#233;galement &lt;a href='http://v.villenave.net/L-autopub-de-17h45' class=&#034;spip_in&#034;&gt;interview&#233;&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_380 spip_document spip_documents spip_document_video spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt; &lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;video-intrinsic-wrapper&#034; style='height:0;width:480px;max-width:100%;padding-bottom:62.5%;position:relative;'&gt; &lt;div class=&#034;video-wrapper&#034; style=&#034;position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt; &lt;video class=&#034;mejs mejs-380&#034; data-id=&#034;923da700&#034; controls width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; preload=&#034;none&#034; &gt; &lt;source type=&#034;application/ogg&#034; src=&#034;http://valentin.villenave.free.fr/opera/presse/interviews/interview_divergenceFM_13-02-2009_low.ogg&#034; /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;base64javascript187193621069d1343003caa9.05982622&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJtb2R1bGUiPgoKCQoJaW1wb3J0ICAnLy92LnZpbGxlbmF2ZS5uZXQvcGx1Z2lucy1kaXN0L3NwaXAvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcwODg0MDAyJzsKCglpbXBvcnQge2FkZENTU30gZnJvbSAiYWpheENhbGxiYWNrLmpzIjsKCWFkZENTUygnQGltcG9ydCB1cmwoImxvY2FsL2NhY2hlLWNzcy9tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIubWluLXVybGFicy1jNzkwLXVybGFicy1jNzkwLmNzcz8xNzcyMjk1MzM3Iik7JywnbWVqcycpOwoKCgoJaW1wb3J0ICcvL3YudmlsbGVuYXZlLm5ldC9wbHVnaW5zLWRpc3Qvc3BpcC9tZWRpYXMvbGliL21lanMvbGFuZy9mci5qcz8xNzcwODg0MDAyJzsKCWlmIChtZWpzLmkxOG4ubGFuZyAhPT0gImZyIikgewoJCW1lanMuaTE4bi5sYW5ndWFnZSgnZnInKTsKCX0KCgoJY29uc3QgdmlkZW8gPSBuZXcgTWVkaWFFbGVtZW50UGxheWVyKGRvY3VtZW50LnF1ZXJ5U2VsZWN0b3IoJ3ZpZGVvW2RhdGEtaWQ9IjkyM2RhNzAwIl0nKSwgewoJCWljb25TcHJpdGU6ICdodHRwOi8vdi52aWxsZW5hdmUubmV0L3BsdWdpbnMtZGlzdC9zcGlwL21lZGlhcy9saWIvbWVqcy9tZWpzLWNvbnRyb2xzLnN2ZycsCgkJLypmZWF0dXJlczpbXSwqLwoJfSk7Cgo8L3NjcmlwdD4=&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;audio src=&#034;http://valentin.villenave.free.fr/opera/presse/interviews/interview_divergenceFM_13-02-2009_low.ogg&#034; controls&gt;&lt;/audio&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur la Toile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mon projet a &#233;galement laiss&#233; de nombreuses traces sur le Web :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; quelques sites scolaires,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ici un &lt;a href=&#034;http://cozop.com/un_jour_une_oeuvre/affaire_etrangere&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;flyer&lt;/a&gt; que j'avais r&#233;dig&#233; pour l'Op&#233;ra, que je suis le premier &#233;tonn&#233; de retrouver en ligne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://blog.dogmazic.net/2009/02/affaire-etrangere-opera-de-v-villenave-et-l-trondheim-en-libre-opera-license&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dogmazic&lt;/a&gt;, un grand nom de la culture Libre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.theinquirer.fr/2009/02/03/un-opera-dont-la-partition-est-creative-commons.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Inquirer&lt;/a&gt;, ou plus exactement sa d&#233;clinaison francophone qui a depuis disparu,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.linuxmao.org/tikiwiki/tiki-read_article.php?articleId=151&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LinuxMAO&lt;/a&gt;, qu'on ne pr&#233;sente plus,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mes coll&#232;gues du &lt;a href=&#034;http://partipirate.org/blog/com.php?id=93&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Parti Pirate&lt;/a&gt; ont salu&#233; l'&#233;v&#232;nement &#224; leur mani&#232;re,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;last but not least&lt;/i&gt;, le &lt;a href=&#034;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/02/04/affaire-etrangere-opera-libre-de-valentin-villenave&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Framablog&lt;/a&gt; m'a fait l'honneur de &#034;pirater&#034; un billet entier,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; [Votre blog ici...]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'&#233;tait dans le num&#233;ro de mars 2009, tout dernier num&#233;ro du &lt;i&gt;Monde de la Musique&lt;/i&gt; qui a depuis disparu. Si j'en juge par l'article cit&#233;, j'avoue ne pas trop souffrir de cette absence...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On notera la photo tr&#232;s inspir&#233;e, o&#249; je ne pensais en r&#233;alit&#233; qu'une chose : &#034;pourquoi diable m'a-t-on fait asseoir avec le soleil en pleine figure ?&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour &#234;tre tout &#224; fait exhaustif, il faudrait &#233;galement mentionner le d&#233;bat que mon acolyte Lewis Trondheim m'a convi&#233; &#224; squatter, au festival &#034;L'Art en bobines&#034; de Clermont-l'H&#233;rault. Ce d&#233;bat &#233;tait retransmis sur &lt;a href=&#034;http://divergence-fm.org/Elle-Est-Libre-Ma-Musique,2862.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Pays de l'H&#233;rault&lt;/a&gt; mais je n'en ai pas d'enregistrement ; par contre France 3 &#233;tait l&#224; aussi, et si vous regardez bien l'interview de Lewis vers 1'30 vous pourrez me voir passer derri&#232;re lui avec mon chapeau :-)&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;object width=&#034;400&#034; height=&#034;328&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=6919&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=6919&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;400&#034; height=&#034;328&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire &#233;trang&#232;re : les photos !</title>
		<link>http://v.villenave.net/Affaire-etrangere-les-photos</link>
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		<dc:date>2010-04-19T15:05:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin Villenave</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ces photos ont &#233;t&#233; prises lors des r&#233;p&#233;titions de l'op&#233;ra &#034;Affaire &#233;trang&#232;re&#034;, en janvier 2009 &#224; Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indique la licence de l'ouvrage, toutes ces photos sont publi&#233;es sous une licence &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CC by-nc-sa&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://v.villenave.net/-Opera-" rel="directory"&gt;Op&#233;ra&lt;/a&gt;


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